Pikine-Guédiawaye : une querelle autour d’une seconde épouse envoie M.Sarr en prison pour Violence conjugale

Une dispute conjugale née d’une conversation entre voisines a dégénéré en violences. Selon L’observateur, Massa Sarr, maçon âgé de 63 ans, a été condamné à six mois de prison, dont un mois ferme, pour coups et blessures volontaires sur son épouse.


Une conversation entre voisines à l’origine de la tension
 
Tout commence lorsqu’une voisine et colocataire du couple, Mme Demba, se rend dans l’appartement de M. A. M. Ndour. Elle lui confie, à voix basse, que son propre mari aurait pris une seconde épouse et que Massa Sarr aurait joué un rôle dans cette décision en l’encourageant à suivre son exemple de polygame.
 
Massa Sarr, qui se trouve non loin de là, entend des fragments de la conversation. Persuadé que la voisine cherche à influencer son épouse, il l’accuse de vouloir la détourner de son foyer et d’entretenir des relations avec un charlatan.
 
Il descend alors la retrouver dans les escaliers pour lui demander de ne plus se mêler de ses affaires conjugales. Les échanges deviennent tendus.
 
Le retour dans l’appartement vire à la violence
 
De retour chez lui, Massa Sarr demande à son épouse de mettre fin à ses discussions avec la voisine. Selon sa propre version, celle-ci aurait réagi par des insultes qui l’auraient mis hors de lui.
 
À la barre, il reconnaît avoir perdu son sang-froid et porté des coups à sa femme, tout en implorant le pardon du tribunal.
 
Mais la version de son épouse est beaucoup plus grave. Elle affirme être intervenue pour demander à son mari de revenir à la raison, avant de recevoir un violent coup de poing au visage.
 
Une scène décrite comme traumatisante
 
Selon la partie civile, le prévenu l’aurait poursuivie jusque dans leur chambre, sous les yeux de leur enfant âgé de moins de deux ans. Elle affirme avoir été étranglée et mordue.
 
Alertée par les cris de sa mère, leur fille de 14 ans aurait tenté d’intervenir. Elle aurait même essayé de filmer la scène afin de conserver une preuve des violences, mais son père, toujours sous l’effet de la colère, lui aurait retiré le téléphone.
 
La victime soutient également que son mari l’a poursuivie jusque dans les toilettes, où les violences se seraient poursuivies au point de casser le lavabo.
 
Le prévenu conteste une partie des accusations
 
Massa Sarr rejette fermement cette description. Il affirme qu’après 17 années de mariage, il serait incapable de tels agissements.
 
La partie civile, elle, dresse le portrait d’un homme habitué aux violences dans son foyer. Elle affirme que son mari aurait reconnu devant les gendarmes avoir déjà battu ses femmes. Elle révèle également qu’il serait à son sixième mariage.
 
Elle réclame 500 000 FCFA en guise de dommages et intérêts, notamment pour couvrir les frais médicaux et réparer le préjudice subi.
 
Six mois de prison, dont un mois ferme
 
Le procureur a estimé les faits suffisamment graves pour requérir six mois de prison ferme. La défense, de son côté, a plaidé une lecture plus nuancée du dossier, soutenant que l’intervention de la colocataire aurait été l’élément déclencheur de l’altercation.
 
Le tribunal a finalement relaxé Massa Sarr du chef de menaces de mort, faute d’éléments suffisants. En revanche, il l’a déclaré coupable de coups et blessures volontaires sur son épouse.
 
Il a été condamné à six mois d’emprisonnement, dont un mois ferme, et devra verser 500 000 FCFA à M. A. M. Ndour à titre de dommages et intérêts.
Samedi 27 Juin 2026
Dakaractu