Pikine-Guédiawaye : O.Maïga jugé pour des agressions sexuelles présumées sur une adolescente vulnérable…dix ans de réclusion requis

Gérant d’une gargote à Diamaguène Sicap Mbao, Oumar Maïga a comparu devant la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye pour des faits présumés de viol sur une mineure de 13 ans et de pédophilie. Le parquet a requis dix ans de réclusion criminelle, tandis que la défense a demandé son acquittement. Le verdict est attendu le 4 août.


Oumar Maïga, né en 2001 et originaire du Mali, était jugé devant la Chambre criminelle de Pikine-Guédiawaye.
 
Selon L’Observateur, le jeune homme, gérant d’un établissement de restauration à Diamaguène Sicap Mbao, est poursuivi pour des faits d’une extrême gravité commis au préjudice de M. B. Samba, alors âgée de 13 ans.
 
La victime est présentée par sa famille comme une enfant particulièrement vulnérable, souffrant d’une déficience intellectuelle après un accident vasculaire cérébral survenu à l’âge de sept ans.
 
Les faits allégués remontent au mois de mai 2022. À cette période, la mère de l’adolescente venait elle-même d’être victime d’un accident vasculaire cérébral.
 
Elle avait quitté le domicile familial afin de rejoindre ses propres parents et recevoir des soins. La jeune M. B. Samba avait alors été confiée à sa grande sœur.
 
Cette désorganisation familiale aurait créé les circonstances dans lesquelles l’accusé aurait pu approcher l’adolescente.
 
Oumar Maïga fréquentait régulièrement le rez-de-chaussée de la maison pour rendre visite à des connaissances.
 
D’après l’accusation rapportée par L’Observateur, il aurait profité, le 18 mai 2022, de l’absence des adultes pour entrer dans la chambre où se trouvait l’adolescente. Il lui aurait ensuite imposé des actes sexuels avant de lui ordonner de garder le silence.
 
L’adolescente n’aurait pas immédiatement parlé des faits présumés.
 
Le lendemain, la grande sœur de la victime aurait remarqué des taches sur les vêtements de l’adolescente ainsi qu’un comportement inhabituel.
 
La famille aurait alors tenté de comprendre ce qui s’était passé. Après l’intervention d’une voisine de confiance, la jeune fille aurait finalement cité le nom d’Oumar Maïga.
 
Une plainte a été déposée le 19 mai 2022 au poste de police de Diamaguène Sicap Mbao.
 
Au cours de l’enquête et de l’instruction, Oumar Maïga aurait fourni plusieurs versions.
 
Il aurait d’abord nié toute relation sexuelle avant de reconnaître s’être rendu auprès de la jeune fille sous un prétexte téléphonique. Il aurait également admis avoir exprimé des avances sentimentales, tout en affirmant avoir renoncé en raison de l’âge de l’adolescente.
 
Face aux confrontations, il a ensuite contesté s’être rendu dans la maison familiale et s’est présenté comme la victime d’une machination.
 
Le ministère public s’est appuyé sur le rapport médical du Centre hospitalier national de Pikine, qui aurait relevé d’anciennes lésions hyménales.
 
Le procureur a décrit l’accusé comme un individu ayant profité de la vulnérabilité d’une enfant et a requis une peine de dix ans de réclusion criminelle.
 
La défense a, de son côté, soulevé un vice de procédure lié à l’audition de l’accusé sans son conseil. Elle a également invoqué les contradictions relevées dans le dossier et l’absence de saignement au moment des faits pour solliciter l’acquittement.
 
La Chambre criminelle a mis l’affaire en délibéré jusqu’au 4 août 2026.
Samedi 25 Juillet 2026
Dakaractu