Les faits se sont déroulés à Niague à la date du 17 juin 2020. En effet, il résulte de l'économie des faits que l'accusé Mamadou B. Diao avait été surpris par une dame qui fréquentait le commerce de l'accusé, en train de caresser les parties intimes de la gamine Y. Fall alors qu'elle n'avait que 8 ans. Sur ces entrefaites, la dame a alerté la maman de la victime qui a porté plainte à la police. Les examens cliniques effectués par un gynécologue sur la gamine ont révélé qu'elle était toujours vierge et que l'accusé n'a pas pu la pénétrer.
À l'enquête préliminaire, elle a soutenu avec détails ce qui s'est passé. La victime a déclaré devant les enquêteurs que lorsqu'elle est venue dans la boutique de Mamadou B. Diao, il lui a demandé d'entrer à l'intérieur. Et c'est là qu'il a commencé à lui faire des attouchements sur sa personne. Et le mis en cause avait reconnu avoir commis ses agissements. Mieux, il avait soutenu que c'est elle qui l'avait incité à faire ces attouchements. Dans un premier temps, il a tenté de nier les faits. Il a déclaré qu'elle était venue lui demander une pièce de 25 francs.
Devant la barre, l'accusé Mamadou B. Diao est revenu sur ses déclarations. "Je n'ai pas fait des attouchements sur la fille. C'était un complot de la part de cette dame qui avait une dent contre moi parce que j'ai refusé de lui... C'est elle qui a tout orchestré", se défend-il.
À son tour, la victime Y. Fall a soutenu qu'elle ne se souvient plus de rien de ce qui c'était passé. Après avoir insisté en vain, le président a donné la parole au juge pour faire son réquisitoire.
Prenant la parole, l'avocate générale a souligné que l'accusé a tenté de nier les faits en soulignant que c'est une cabale. Car selon lui, la femme qui a prétendu les avoir surpris avait maille à partir avec lui. Ce qui n'est pas vrai. "La nommée Y. Fall a fait savoir devant votre barre que l'accusé a fait des attouchements sur elle, mais il n'a pas réussi à la pénétrer. Ce qui prouve le détournement de mineure et la pédophilie", a mentionné la parquetière qui a soutenu que les faits sont constants avant de requérir 5 ans de réclusion criminelle contre le mis en cause.
Du côté de la défense, Me Mamadou Sow estime que le parquet doit vous rapporter la preuve pour que vous puissiez entrer en voie de condamnation. Je crois à l'innocence de ce garçon. La partie civile s'est désistée devant cette barre. Dans ces conditions, la raison voudrait que vous acquittiez Mamadou B. Diao.
Quant à son confrère Me Abdinar Ndiaye, il souligne qu'il n'y a aucun élément objectif pour faire asseoir l'inculpation de tentative de viol, c'est la raison pour laquelle ils ont visé le détournement de mineure. Selon la robe noire, le juge doit avoir les éléments constitutifs de l'infraction ce qui n'est pas le cas en l'espèce. Il n'y a rien qui prouve son inculpation", a plaidé Me Ndiaye qui sollicite l'acquittement de son client. Sur ces entrefaites, la robe noire a introduit une demande de liberté provisoire pour son client. Invité à faire ses observations sur cette demande, l'avocate générale a souligné que les faits sont particulièrement graves et que l'accusé ne présente aucune garantie de représentation. C'est la raison pour laquelle le ministère public s'oppose à la demande de mise en liberté provisoire. Finalement, le président de la Chambre a rejeté la demande de mise en liberté provisoire formulée par la défense.
Le jugement sera rendu le 19 juillet prochain...
Autres articles
-
Entretien avec Abdou Karim Sall : « Les institutions ne doivent pas devenir le terrain d'un règlement de comptes entre anciens alliés. Ce pays attend des résultats mesurables et non de nouvelles promesses »
-
Transhumance politique : Quand Pape Malick Ndour dénonçait le ralliement d'Abdoulaye Seydou Sow à l'APR
-
Equipe nationale du Sénégal : Édouard Mendy prend sa retraite internationale
-
Rappel à Dieu de Papa Macky- Le Président Diomaye Faye présente ses condoléances au Khalife de Médina Baye: "C'est toute la Oummah Islamique qui a perdu'
-
Hôpital Abass Ndao /affaire du nourrisson retrouvé dans une machine à laver : trois employées devant le tribunal trois ans après...les parents du bébé réclament 100 millions FCFA



