Les obstacles sont multiples, a-t-il expliqué. L'eau peut être très profonde et exiger des forages. Elle peut aussi être proche, mais les chemins qui y mènent restent difficiles pour les populations. Les deux jours de fortes pluies qui ont accompagné la rencontre illustrent un autre paradoxe : l'eau est présente dans la zone, mais sans moyens de mobilisation, elle ne peut être valorisée en agriculture. Pour le Colonel Ba, de telles rencontres aident à bâtir des politiques permettant d'utiliser ces eaux au bénéfice de l'agriculture, du pastoralisme et de l'usage humain. Il a cité la Grande Muraille Verte, où les fermes agricoles communautaires intégrées reposent sur des forages et des systèmes d'exhaure.
Le représentant de la FAO, Patrick Bahal'Okwibale, a pointé le manque d'infrastructures de captage en Afrique de l'Ouest. Elles permettraient de stocker l'eau en période d'abondance pour l'utiliser en période de pénurie. La FAO et ses partenaires accompagnent les États membres pour mobiliser investissements et partenariats. Il a aussi cité le forum PRESASS, qui, avec le CILSS et AGRHYMET, aide à anticiper la saison pour permettre aux agriculteurs et aux pasteurs de s'adapter.