Partenariat individuel avec les marques : Pourquoi Sadio Mané s’est toujours « démarqué » ?

Si le joueur a toujours bénéficié d’une belle cote auprès du grand public, Sadio Mané a tardé à nouer des partenariats individuels avec les marques. C’était le calme plat ou presque, au début. L’international sénégalais a-t-il tardé à réagir ?


Depuis cet été 2021, l'attaquant des Lions s'affiche partout, dans des pubs pour OUMOU Group et le groupe d’investissement privé AOG, plus récemment, dans des spots (en cours de réalisation) pour Oryx Energies « Powered by Africa ».

 

C’est l’enfant de Bambali, lui-même, qui a annoncé la signature d'un contrat de partenariat commercial avec l’entreprise évoluant dans le secteur de l’aval pétrolier en Afrique, jusqu'en 2024, pour un montant non révélé.

 

Le partenariat a été officialisé au cours d’une cérémonie au Radisson Blu en présence de l’international sénégalais de Liverpool. Ce jour, l’ancien pensionnaire de GF dit avoir toujours privilégié sa carrière de footballeur au détriment de la vente de son image qui, pourtant, pouvait lui valoir beaucoup d’argent.

 

Privilégier la carrière de footballeur au détriment de la vente de son image.

 

Et même dans ces partenariats avec Oryx et OUMOU Group, le sénégalais de Liver­pool a privilégié les intérêts de son village natal, Bambali, sur celui de sa personne. Une station-service y sera construite par le groupe d’investissement privé dans le cadre dudit partenariat, la SSII, quant à elle, va équiper l’hôpital et l’école construite par l’international sénégalais.

 

Moussa Diao, responsable d’Oryx Energies, n’a pas manqué de magnifier l’attachement du footballeur à sa région qui l’a vu grandir. Pour OUMOU Group, le choix de Sadio Mané se justifie par la « forte image » déployée par le numéro 10 des Reds à travers ses performances sportives.

 

Bien avant cela, le footballeur avait, dit-il, préféré laisser le temps faire son chemin, «Quand tu es un footballeur de haut niveau, il y a toujours ce genre de proposition. On en a eu une trentaine ou une cinquantaine de ce genre. Bientôt, on pourra annoncer des choses », avait  assuré le joueur à l’occasion d’une conférence de presse avec Oryx, le 17 juin dernier.  

 

L'approche de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2022 va certes faire émerger d’autres partenariats. Des publicités seront diffusées sur les chaînes de télévision, elles seront aussi visibles sur les panneaux publicitaires.

 

Mais rien de comparable avec ce qui se passe chez les deux autres grandes stars africaines que sont Mohamed Salah ou Pierre-Emerick Aubameyang, ces internationaux signent bien plus de contrats publicitaires.

 

Même si le nouveau contrat que le joueur sénégalais a négocié avec son équipementier, New Balance, d'un montant de plusieurs millions d'euros, soit autant que celui de beaucoup de footballeurs européens.

 

Alors qu'il a longtemps été la seule tête d'affiche de NB, selon Le Parisien, Sadio Mané a récemment été rejoint par quelques prodiges du football anglais, notamment Bukayo Saka, Hervey Elliott et Eberechi Eze. 

 

« Quand tu es un footballeur de haut niveau, il y a toujours ce genre de proposition. On en a eu...»

 

L'image du footballeur sénégalais, boosté par les réalisations à Bambali, n'est pourtant plus en cause. En aidant son village à disposer d’un hôpital et d’une école, tous construits par ses propres moyens, il inspire davantage de sympathie à beaucoup de marques internationales.  

 

Mais, Orange, Kirène, Elton, entre autres, préfèrent s'associer à des entités (Equipes nationales) plutôt qu'à des individualités. « D'autant plus qu'il n'y a pas beaucoup de grandes stars chez les Lions du foot ou du basket, à l’exception de Sadio Mané et Gorgui Sy Dieng », signale un spécialiste du Marketing Digital.

 

Aujourd'hui, les marques privilégient, dit-il, les contrats avec les sélections afin de pouvoir utiliser l'image de plusieurs stars. « Cette stratégie permet de mieux rentabiliser le partenariat mais pas seulement. Il y a toujours un risque à s'associer avec un joueur, qui n’est pas trop actif sur les réseaux sociaux », lit-on par ailleurs.  

 

Quand les marques privilégient les contrats avec les sélections.

 

Le Parisien Newspaper renseigne qu’aujourd'hui, pour un post « sponsorisé » sur les réseaux sociaux, un international français perçoit 10 000 euros. Pour un contrat de trois mois avec une marque, c'est entre 75 000 et 100 000 euros, et jusqu'à un maximum de 350 000 euros pour un partenariat d'un an.  

 

Les équipementiers peuvent payer plus : jusqu'à 3,5 millions d'euros pour Pogba, 1,5 million d'euros pour Griezmann, alors que Mbappé est entre les deux.

 

Régulièrement salué pour sa gentillesse et sa timidité, le numéro 10 des Lions n'en est pas moins un leader technique. Mais parfois c’est le joueur lui-même qui se montrait réticent face aux sollicitations des marques. L’international sénégalais qui possède un fort potentiel marketing, a toujours refusé les cachets, si l’on en croit ses proches.

 

« Il a toujours voulu miser sur d'autres stratégies. Construire un hôpital, une mosquée et une école, c’est une autre manière d'occuper le terrain, en passant un message à destination des jeunes », nous indique-t-on.

 

S’il est adoré en Afrique, Mané l’est tout autant de l’autre côté de la Méditerranée. Champion d’Angleterre avec Liverpool, vainqueur de la League des Champions, meilleur joueur africain en 2019, l’attaquant est sans cesse salué pour ses performances sur la pelouse, et son humilité en dehors.

Mercredi 7 Juillet 2021
Dakaractu




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