Par manque de moyens financiers, des maires de l' opposition ne seraient-ils pas contraints de se ranger derrière le Président Diomaye Faye ?


Qui  parle de l'acte III ou IV de la décentralisation, parle évidemment des compétences transférées aux collectivités territoriales. De plus les compétences transférées qui étaient au nombre de (9) avec l'acte trois, ne seront-elles pas revues à la hausse avec l'acte IV ? Tout laisse à le croire.

Vu l'importance ou la teneur de ces compétences transférées entre autres l'éducation, la santé, l'environnement, des leviers de développement pour les collectivités territoriales, l'on s'interroge (Pour peur de manque d'appuis financiers, des maires de l'opposition ne seraient ils pas contraints de se ranger derrière le Président de la République Bassirou Diomaye Faye ? A dire que l'agitation de cette interrogation n 'a rien à voir avec les compétences transférées qui sont des droits destinées aux collectivités locales ( les communes). En effet , qui dit transfert de compétences dit forcément  transfert de moyens financiers ainsi, quel que soit l'obédience  politique,  l'État doit accompagner les municipalités .


Mais pour mieux garantir  et réussir ses projets dans sa localité , l'édile n' est il pas souhaitable d'être dans le camp présidentiel ? Là , les positions peuvent différencier.

 Toutefois la balance des( Oui) pour le camp présidentiel aurait tiré logiquement sur celle des( Non) au camp présidentiel.

Pour étayer notre interrogation, pas plus tard que la semaine dernière, un nombre important de maires ont rencontré le Chef de l'État. Qui sait est ce que ces derniers ( les maires qui avaient rencontré le président Diomaye Faye) sont ou non prêts à regagner le camp présidentiel ? L' avenir nous édifiera.

En attendant ce que l'avenir nous donnera  , nous ne serons pas surpris quand la plupart de ces maires rouleraient pour le locataire du Palais National. Car aux lecteurs de ces lignes,vous n'êtes pas sans savoir que c'est difficile voire très difficile de s'opposer en tant que maire d'une localité.

On ne le dira jamais assez, l'histoire ne va t'il pas se répéter, des maires de l'opposition basculent dans le camp présidentiel, on verra. Littéralement en langue de Kocc Barma , " laobé boroom mbaam lay faral ".

Des avantages le fait qu'un maire de l'opposition regagne le camp présidentiel, les relations collectives territoriales/État deviennent huilées, l'accès aux financements devient facile , le choix de candidature à la candidature au fauteuil municipal pourrait ne pas être l'objet de mésentente entre autres.

Cependant dans tout ça deux  autres interrogations surgissent à mon niveau :  A quand finira le phénomène de la transhumance ?

 A quand parlera t- on du changement de système un concept tant chanté en cette dernière décennie dans le pays de Senghor ?

Pour boucler la boucle, nous gardons la patience d'avoir la réponse à notre interrogation qui a chapeauté nos lignes. Seul l'avenir jugera.
 
Samba Khary Ndiaye
Mardi 7 Juillet 2026
Dakaractu