PAUVRETÉ À KAFFRINE / Maodo Sarr, président de la chambre de commerce, réfute et invite à faire la différence entre « être pauvre » et « avoir faim »...


PAUVRETÉ À KAFFRINE / Maodo Sarr, président de la chambre de commerce, réfute et invite à faire la différence entre « être pauvre » et « avoir faim »...
Que sa région ait été considérée comme l’une des plus pauvres du Sénégal ne lui aura guère plu et Maodo Sarr n'a pas manqué de le faire savoir haut et fort. 
Pour l’ancien sénateur et conseiller économique, social et environnemental, les conclusions publiées dans la presse sont aberrantes, énervantes et fausses sur toute la ligne. Et quand on lui fait savoir que ces conclusions viennent d’études scientifiques opérées par une institution reconnue, il rétorque que la réalité du terrain offre autre chose que ce qui est décrit. 
 
Invité à donner sa thèse, l’actuel Président de la chambre de commerce propose aux chercheurs de revenir investir le terrain pour voir si réellement il y a la pauvreté ou s’il ne s’agit que d’une faim. Interpellé sur la différence qu’il peut y avoir entre les deux substantifs, Maodo Sarr s’en ira expliquer ses idées. « S’il y’a la pauvreté au Sénégal, c’est dans les villes qu’il faudra aller la chercher. Ici dans la campagne, nous ne sommes pas pauvres. Il nous arrive d’avoir faim et c’est quand nos greniers se vident alors que nos récoltes ne sont pas encore achevées. La faim, elle est passagère alors que la pauvreté est un manque durable dans le temps. Notre faim en brousse ne dure jamais trop longtemps. En ce moment, il y en a, mais dans 20 jours, ce ne sera que de mauvais souvenirs... »
 
Il poursuit. « Et d’ailleurs, depuis que le Président Macky Sall est aux commandes de ce pays, la faim recule avec certaines de ces initiatives qui permettent aux paysans d’avoir des ressources additionnelles censées juguler les moments généralement difficiles. Ici à Kaffrine, la chambre de commerce s’est chargée de libérer les financements de la Der à 1.450 personnes et l’octroi se poursuit. Il y a les bourses familiales qui sont venues en appoint. Nos communautés rurales en bénéficient. Parfois c’est 400 personnes qui en bénéficient. Dans d’autres, on peut aller jusqu’à 500 et 600. Par conséquent, je demande que les critères d'appréciation et de jaugeage de la pauvreté soient revus. »
 
Maodo Sarr qui est par ailleurs un opérateur économique, de signaler que  la stabilité de ce pays est suffisamment éloquente pour attester du fait que cette pauvreté n’est pas aussi alarmante que certains le prétendent. Elle existe certes, mais de manière parcellaire et elle l’est en société bourgeoise ou l’entraide est un vain mot. »
 
Il bouclera cet entretien avec Dakaractu en souhaitant la fin de la Covid-19 pour un meilleur envol du secteur de l’économie. « Le Président de la République a su maîtriser la situation en aidant les populations. Je souhaite néanmoins que ce soutien soit plus assidu et plus conséquent chez les paysans sinon ce qu’il fait pour eux est déjà salutaire...  »
Jeudi 16 Septembre 2021
Dakaractu



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