PANEL DE LA CONVERGENCE DES CADRES REPUBLICAINS / Démocratie et Dialogue national. (Par Monsieur Mor NGOM Ministre, Conseiller)


PANEL DE LA CONVERGENCE DES CADRES REPUBLICAINS / Démocratie et Dialogue national. (Par Monsieur Mor NGOM Ministre, Conseiller)

Lancé le 28 mai 2016, le Dialogue national a été réédité cette année à la même date. C’est lors du référendum constitutionnel de mars 2016 que le Président de la République Macky Sall avait pris l’engagement de réunir tous les acteurs sur la mise en œuvre des nouvelles dispositions de la Constitution, et, de façon générale, sur toute autre question d’intérêt national.

 

C’est donc fort d’une légitimité populaire renouvelée, après la présidentielle de février 2012, les législatives de juin 2012, les locales de 2014 et le référendum de 2016, que le Président de la République avait, dans un souci d’apaisement et de consensus, pris l’initiative de cet exercice inédit dans notre histoire politique et dans l’histoire de la démocratie africaine. Avant d’entrer dans le fond du sujet, permettez-moi de dire, rapidement, pourquoi cet exercice était inédit dans sa forme et ses modalités.

 

Premièrement, le Sénégal ne traversait alors aucune crise. Le Oui avait gagné à 63% environ de manière nette et transparente. Le Dialogue national diffère ainsi dans la forme comme dans le contenu, des Assises nationales qui ont eu lieu chez nous en 2008. Elles diffèrent également de la Conférence nationale connue en Afrique dans les années 90 et résultant d’une crise majeure dans plusieurs pays en transition démocratique.

 

Deuxièmement, le Dialogue national est un dialogue direct entre le Président de la République et l’ensemble des composantes politiques, sociales, économiques, culturelles, religieuses et coutumières de notre Nation ainsi que toutes les couches de la population, notamment les jeunes et les femmes ainsi que le monde rural. Il est donc global et inclusif.

 

Le Dialogue national est, ainsi, une véritable innovation politique qui contribue à l’enrichissement de notre modèle démocratique et peut s’offrir comme une source d’inspiration pour tous les pays.

 

Il convient d’ailleurs de rappeler que le Dialogue national s’inscrit en droite ligne de la politique de concertation et de consultation que le Président de la République a initiée depuis son accession à la magistrature suprême. Tous les secteurs de la vie nationale ont été concernés : processus électoral et institutions, santé, politique économique, emploi, enseignement supérieur, éducation nationale, administration, foncier, numérique, décentralisation, dialogue social, etc.

 

Je pense sincèrement que nous n’insistons pas suffisamment, dans notre communication, sur cette approche de recherche permanente qui est bien une marque distinctive forte de la vision et de la gouvernance du Président de la République Macky Sall.

 

C’est dans ce cadre global qu’il faut apprécier le Dialogue national en cours. Lors de la Journée du Dialogue national le 28 mai dernier, le Président de la République avait annoncé la création d’un Comité national de pilotage pour conduire, sur la base de Termes de référence précis, cet exercice de concertation et de consultation de tous les acteurs sur les volets Politique, Economique et Social, Environnement et Ressources naturelles.

 

Le Chef de l’Etat a nommé le Président du Comité de Pilotage en la personne de Monsieur Famara Ibrahima Sagna, ancien Ministre, ancien Président du Conseil économique et social, qui va coordonner le travail de toutes les Commissions qui seront mises en place autour des grands thèmes du Dialogue. En principe, l’installation de ce Comité ne saurait tarder.

 

La dimension politique du dialogue national, notamment la série de concertations autour du processus électoral, est en cours depuis quelques mois. Toute la classe politique, pouvoir, opposition et non alignés sont impliqués dans l’exercice avec la participation active de la société civile.

 

Avant de conclure sur ce que nous pouvons retenir globalement du Dialogue national en tant marque distinctive de la gouvernance démocratique du Président Macky Sall, je vous propose, dans ses grandes lignes, l’économie des travaux de la Commission politique.

 

Les points d’accord

Les points de désaccord

Les points en suspens

 

Dans un document produit en juin 2016, notre ami El Hadj Kassé a proposé une capitalisation sur le format et le contenu du Dialogue national tel que conçu et mis en œuvre par le Président de la République. Je vous propose de le récapituler en points :

 

1. Le Dialogue national exprime une nouvelle éthique de la gouvernance démocratique marquée notamment par une capacité d’initiative, d’innovation, d’écoute et d’ouverture.

 

2. Le Dialogue national est un choix libre et souverain du Chef de l’Etat, et non une option imposée par une crise comme dans le cas de la Conférence nationale et des Assises nationales.

 

3. Le Dialogue national n’est donc pas conjoncturel, il est une option stratégique inscrite désormais dans notre modèle démocratique.

 

4. Le Dialogue national traduit une conviction forte du Président de la République qui a rappelé fortement que la démocratie ne peut pas être réduite à une confrontation permanente entre majorités et minorités, que la démocratie est, également, une recherche constante et permanente du consensus pour que l’action publique soit plus inclusive et la démocratie plus apaisée.

 

Nous devons valoriser le Dialogue national, pour lequel la journée du 28 mai est dédiée, dans notre communication, en tant que contribution majeure du Président de la République Macky Sall dans la modernisation et le raffermissement de notre modèle démocratique. C’est tout aussi important que la valorisation des résultats de notre politique dans tous les domaines de la vie nationale.

 

Je vous remercie.

Samedi 16 Novembre 2019
Dakaractu



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