DAKARACTU.COM - Ce samedi 16 juillet, Ousmane Tanor Dieng a convoqué et présidé une réunion d’évaluation à la Maison du Parti socialiste. Avec tous les patrons des différentes instances de sa formation, il a à nouveau passé en revue la situation du pays au lendemain de l’intervention du chef de l’Etat, Abdoulaye Wade. Cette rencontre vient s’ajouter à la traditionnelle réunion du mercredi du bureau politique. Car, au vu de l’enjeu et de la tournure prise par la situation, le patron des socialistes veut consulter et impliquer des secteurs plus importants de son parti dans sa stratégie. « Tanor » est convaincu que le 14 juillet marque un tournant important qui va précipiter le pays dans la fin de l’ère Wade ou dans l’impasse. Il le sait d’autant plus que ce jour-là, dès la fin du discours de Wade, son parti a promptement sorti une déclaration pour fustiger l’attitude du président de la République et prendre position. Ousmane Tanor Dieng s’est senti personnellement blessé par la manière dont Wade parlait de l’opposition, du mépris qui se dégageait de ses propos. Il a aussi été touché, dans sa sensibilité d’homme d’Etat, par les contrevérités assumées dans le discours. Une phrase l’a piqué au vif : « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. » Sa réaction à ce propos a été vive : « un chef d’Etat qui dit des contrevérités, c’est extrêmement grave. »
D’abord concepteur de la notion d’opposition républicaine, puis adepte d’actions pour s’opposer coup pour coup aux dérives de Wade, Ousmane Tanor Dieng ne s’était pas totalement radicalisé il y a peu. La preuve, il n’était pas opposé au dialogue sans conditions avec Wade. Mais la posture va-t-en guerre et méprisante affichée par le chef de l’Etat le 14 juillet a fini de le convaincre qu’il fallait l’affronter sans concession pour l’emmener à respecter les règles du jeu.
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