Ousmane Sonko pose 'ses jalons' pour une opposition radicale : « Avec ce 'démaquillage' dans l'opposition, nous restons plus déterminés dans notre peau »


Ousmane Sonko pose 'ses jalons' pour une opposition radicale : « Avec ce 'démaquillage' dans l'opposition, nous restons plus déterminés dans notre peau »
"Rester dans l'opposition et faire face au régime quel que soit le prix". Telle est la position de Ousmane Sonko qui s'est largement exprimé dans une interview accordée à nos confrères de Jeune Afrique. 
Il s'est ainsi exprimé sans détours sur plusieurs questions d'actualité qui défraient la chronique, dont la "recomposition politique", le ralliement de la mouvance présidentielle par certains opposants et les perspectives politiques à venir.

D'après le patron de Pastef, "le champ politique est maintenant clair et les choses vont dans le bon sens pour le Pastef car, “pour la première fois depuis les législatives de 2017, le champ politique s’éclaircit". En effet, le candidat malheureux de la dernière présidentielle  considère qu'avec cette nouvelle configuration politique, beaucoup de personnalités étiquetées opposant ne s’opposaient pas réellement et ne tiraient leur statut que de leur participation à l’élection présidentielle ou aux élections antérieures.
Dans la perspective politique, même si, certains hommes politiques se voient toujours dans la peau d'opposants, Ousmane Sonko, quant à lui, se dit déterminé à renverser la table pour  "changer le système qui a vu le passage de plusieurs présidents depuis 1960. Et si nous devons rester les seuls opposants à Macky Sall, nous y sommes prêts", a fait savoir Ousmane Sonko à Jeune Afrique.  

"En m'engageant dans l’arène politique sénégalaise, il y a seulement six ans, nous portions l’ambition de faire de la politique autrement et nous considérons également que "le Sénégal n’est pas confronté à un problème d’hommes, mais plutôt de système", confie Sonko.

Toujours dans cette même perspective, Ousmane Sonko poursuit : "Durant cette période où on a remarqué nombre de dérives et manquements dans l'échiquier politique, nous avons été les seuls à exprimer nos positions de manière audible, à travers un combat quotidien contre les pratiques du régime. Même s'il est regrettable qu'aujourd’hui, une frange de l’opposition ait déserté, le leader de Pastef estime que c'est une occasion de redéfinir la ligne de démarcation entre l’opposition et le pouvoir et de mieux asseoir les bases d'une opposition forte et radicale.
Dimanche 6 Décembre 2020
Dakaractu




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