En se rendant à l’École Nationale de Police, le Premier ministre Ousmane Sonko est allé porter un message au cœur même d’une institution chargée de faire respecter l’ordre et la loi. Devant les cadres, les instructeurs et les élèves officiers rassemblés pour l’occasion, il a livré une allocution qui revient sur les contours exigeants de l’avenir.
Le chef du gouvernement a directement relié les défis actuels du Sénégal, notamment en matière de sécurité et de développement, aux pratiques de l’ancien pouvoir. « La matérialisation de ces ambitions aurait été plus rapide, n'eût été un héritage douloureux, conséquence d’une gestion hasardeuse et opaque des ressources publiques par le précédent régime », a-t-il déclaré. Une formule qui résume le propos central de son intervention : les contraintes budgétaires qui pèsent aujourd’hui sur le pays seraient le legs direct d’une mauvaise gestion passée, pointée du doigt sans être nommée, mais clairement attribuée à l’ère de l’ancien président Macky Sall.
Le premier ministre a évoqué « les conclusions des rapports de la Cour des comptes et de l’audit Mazars », documents qui, selon lui, « ont mis en lumière une dette publique bien supérieure aux chiffres officiels ». Dans l’assistance, beaucoup connaissent ces révélations qui ont fait scandale : l’existence de circuits financiers parallèles, des emprunts contractés sans l’aval du Parlement, et des estimations alarmantes qui faisaient état d’un taux d’endettement pouvant atteindre 132% du Produit Intérieur Brut. Pour le Premier ministre, ces éléments constituent la preuve d’une « gabegie » dont le pays paierait encore le prix, limitant la marge de manœuvre de son gouvernement.
Mais le chef du gouvernement a refusé de laisser son discours s’enfermer dans la seule critique. Passant de l’analyse du passé à la définition d’un projet pour le pays, il a opposé deux modèles de gouvernance. D’un côté, il a fustigé « l’égoïsme, la démagogie budgétaire et les manipulations politiciennes », présentés comme les maux de l’ère révolue. De l’autre, il a appelé de ses vœux les principes sur lesquels, selon lui, une nation doit se reconstruire : « la rigueur, la discipline, la transparence et l’amour de la patrie ». Un message qui s’adressait à la fois aux policiers en formation et, au-delà des murs de l’école, à l’ensemble de la classe politique et administrative.
Le chef du gouvernement a directement relié les défis actuels du Sénégal, notamment en matière de sécurité et de développement, aux pratiques de l’ancien pouvoir. « La matérialisation de ces ambitions aurait été plus rapide, n'eût été un héritage douloureux, conséquence d’une gestion hasardeuse et opaque des ressources publiques par le précédent régime », a-t-il déclaré. Une formule qui résume le propos central de son intervention : les contraintes budgétaires qui pèsent aujourd’hui sur le pays seraient le legs direct d’une mauvaise gestion passée, pointée du doigt sans être nommée, mais clairement attribuée à l’ère de l’ancien président Macky Sall.
Le premier ministre a évoqué « les conclusions des rapports de la Cour des comptes et de l’audit Mazars », documents qui, selon lui, « ont mis en lumière une dette publique bien supérieure aux chiffres officiels ». Dans l’assistance, beaucoup connaissent ces révélations qui ont fait scandale : l’existence de circuits financiers parallèles, des emprunts contractés sans l’aval du Parlement, et des estimations alarmantes qui faisaient état d’un taux d’endettement pouvant atteindre 132% du Produit Intérieur Brut. Pour le Premier ministre, ces éléments constituent la preuve d’une « gabegie » dont le pays paierait encore le prix, limitant la marge de manœuvre de son gouvernement.
Mais le chef du gouvernement a refusé de laisser son discours s’enfermer dans la seule critique. Passant de l’analyse du passé à la définition d’un projet pour le pays, il a opposé deux modèles de gouvernance. D’un côté, il a fustigé « l’égoïsme, la démagogie budgétaire et les manipulations politiciennes », présentés comme les maux de l’ère révolue. De l’autre, il a appelé de ses vœux les principes sur lesquels, selon lui, une nation doit se reconstruire : « la rigueur, la discipline, la transparence et l’amour de la patrie ». Un message qui s’adressait à la fois aux policiers en formation et, au-delà des murs de l’école, à l’ensemble de la classe politique et administrative.