Dans son premier discours en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a tenu à fixer le cadre de son exercice du pouvoir législatif. Écartant tout esprit de revanche, il a affirmé que l’institution qu’il préside ne sera pas un instrument au service de règlements de comptes. Il a en revanche annoncé une Assemblée pleinement engagée dans le contrôle de l’action gouvernementale, attachée à la transparence, à la reddition des comptes et à la défense de la souveraineté populaire. Un discours d’apaisement en façade, mais aussi un message clair adressé à l’exécutif : le Parlement entend jouer son rôle sans complaisance.