Opérations de maintien de la paix : Le récap’ des interventions extérieures des Forces armées du Sénégal depuis la guerre civile au Liberia.

Au Musée des Opérations Extérieures sis au quartier Dial Diop, des écrits consacrés à la participation des Forces armées du Sénégal aux opérations de maintien de la paix, sont visibles sur des kakemonos. Pour tous ceux qui ont décroché de l'actualité armée ces trente dernières années, Dakaractu a sélectionné des informations en lien avec quelques interventions extérieures (sous mandat de la CEDEAO), qui ont jalonné depuis l'éclatement de la guerre civile au Liberia.


Opérations de maintien de la paix : Le récap’ des interventions extérieures des Forces armées du Sénégal depuis la guerre civile au Liberia.
L’action des « Diambars » a permis à l'ECOMOG, la force armée de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), de se déployer, en 1990, lors du déclenchement de la guerre civile au Liberia. La présence militaire sénégalaise a été notée à Monrovia, huit mois après le déclenchement des conflits.

L'ECOMOG, composée de pas moins de 20 000 hommes, a été conçue comme une force d’interposition. Elle est parvenue à ramener la paix en 1997, « après avoir mené à bien le désarmement des combattants et l’organisation d’élections », selon des informations provenant des archives de l’armée sénégalaise.  

C’est en 1999 que la force d'interposition a quitté le Liberia, après avoir contribué au retour à la paix. Le contingent, composé de soldats de pays membres de l’organisation régionale intergouvernementale, est intervenu en 1997 en Sierra Léone, en proie d’une guerre civile. Des militaires sénégalais faisaient partie du commando d’élite formant le contingent africain, qui comptait jusqu’à 11 000 hommes. En 2000, l’ECOMOG cèdera la place à une mission de l’ONU.

« La guerre de libération du Liberia est finie. Elle a été gagnée », affirmait la commission de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest.

Même si Bissau ne ressemblait pas à Abidjan, l'organisation régionale avait choisi l’intransigeance du « tout sécuritaire ». En 2003, des soldats sénégalais sont intégrés au sein de l’opération de l’ONU en Côte d’Ivoire (ONUCI) pour une mission de la CEDEAO (MICECI), avec 1 300 militaires déployés. Le Sénégal avait participé à ce contingent.

En 2012, des militaires sénégalais faisaient partie des dispositifs opérationnels des forces armées africaines déployées pour régler la crise politico-militaire en Guinée Bissau, qui était soumise à une sanglante rébellion. Une mission de la CEDEAO s’était rendue sur place afin de sécuriser le processus de transition politique, après le coup d’État du 12 avril.

Des militaires sénégalais sont également intervenus au Mali, en 2013. Les « casques blancs » venus du Sénégal ont été intégrés dans la Force d’intervention initialement formée par la CEDEAO. Laquelle est devenue par la suite la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), avec 6 300 hommes.

En 2017, les opérations de planification en vue d'une intervention militaire en Gambie avaient commencé à Dakar. C'est le général François Ndiaye, chef d'Etat-major de l'armée de terre qui avait dirigé les troupes sénégalaises.

Bien avant cela, notre pays a été désigné par la CEDEAO pour diriger l'intervention militaire contre Yahya Jammeh qui refuse de céder le pouvoir après sa défaite du 1er décembre. Après, un groupe de supervision du cessez-le-feu a été installé.
Vendredi 12 Novembre 2021
Dakaractu



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