Lors de son audition au siège de l’Organisation des Nations Unies, le candidat au poste de secrétaire général, Macky Sall, a été interpellé par la représentante de la Norvège, s’exprimant au nom du groupe « ONU 80 », sur la question cruciale de la confiance au sein du système onusien.
La diplomate a notamment demandé comment il comptait restaurer la confiance entre le Secrétariat et les États membres, mais aussi garantir son indépendance dans la nomination des hauts responsables, tout en respectant les équilibres géographiques, de genre et de mérite.
Une impartialité revendiquée
En réponse, Macky Sall a insisté sur la nécessité d’une neutralité absolue du futur secrétaire général. « Pour restaurer la confiance, il faut que chaque État membre perçoive que le secrétaire général n’est ni dans le camp de l’Ouest, ni dans celui de l’Est, ni celui du Sud global ou du Nord global », a-t-il déclaré. Selon lui, cette indépendance est essentielle pour garantir la crédibilité de l’institution et favoriser l’adhésion de tous les États membres.
Transparence et équilibre dans les nominations
Sur la question de la composition de son équipe, l’ancien chef de l’État sénégalais a mis en avant des principes de transparence, d’équité et de rotation régionale.
Il a également insisté sur la nécessité de prendre en compte la question du genre, en l’intégrant pleinement dans les critères de nomination. « La répartition géographique, l’éthique et la compétence ont toujours été des critères. Aujourd’hui, la question du genre doit également être une priorité », a-t-il souligné.
Dans cette perspective, Macky Sall a annoncé son intention de nommer une femme au poste de secrétaire générale adjointe, en veillant à un équilibre entre les régions du Nord et du Sud.
Une mission axée sur la réforme
Affirmant ne pas être « venu à New York pour faire carrière », le candidat a déclaré vouloir se consacrer pleinement à la réforme de l’organisation durant son mandat. « Je serai là pour les cinq prochaines années avec la confiance des États membres pour faire avancer et réformer cette organisation », a-t-il assuré, se disant convaincu de disposer de l’expérience nécessaire pour répondre aux attentes.