Nuit de garde, nuit de terreur : une anesthésiste attaquée à la machette à Louga


À Louga, la sortie de garde a viré au cauchemar pour une professionnelle de santé. Une anesthésiste de l’Hôpital Amadou Sakhir Mbaye a été violemment agressée par deux individus armés de machettes alors qu’elle rentrait chez elle à pied. Une scène choquante qui relance avec acuité la question de la sécurité des agents de santé, comme le rapporte le quotidien L’Observateur.
 
Selon L’Observateur, les faits se sont déroulés dans la soirée, au quartier Keur Serigne Bara, précisément à hauteur de l’école du secteur. Après avoir terminé son service, l’anesthésiste regagnait tranquillement son domicile lorsqu’elle a été prise pour cible par deux agresseurs surgissant de l’ombre.
 
Une attaque brutale, un traumatisme profond
 
Armés de machettes, les deux individus ont menacé la victime avant de lui arracher son sac contenant deux téléphones portables, une carte bancaire et plusieurs effets personnels. Après leur forfait, ils ont pris la fuite en courant, laissant derrière eux une victime sous le choc.
 
Si aucune blessure physique n’a été constatée, la violence psychologique de l’agression reste importante. La professionnelle de santé a été prise en charge pour un suivi psychologique.
 
 Insécurité persistante autour des structures sanitaires
 
Toujours selon L’Observateur, cet incident remet sur la table un problème récurrent : l’insécurité dans certains quartiers périphériques de Louga. Les agents de santé, souvent contraints de se déplacer à pied tard dans la nuit après leurs gardes, se retrouvent particulièrement exposés.
 
Dans le quartier Keur Serigne Bara, les habitants tirent la sonnette d’alarme. Ils réclament un renforcement urgent des dispositifs de sécurité, notamment une présence accrue des forces de l’ordre autour des structures hospitalières et dans les zones mal éclairées.
 
 Une enquête ouverte, des suspects en fuite
 
Une enquête a été ouverte par les services de police de Louga. Les investigations sont en cours, avec exploitation des témoignages et des éventuelles images de vidéosurveillance.
 
Pour l’heure, aucune interpellation n’a été signalée. Les deux agresseurs, toujours en fuite, sont activement recherchés.
 
Mercredi 6 Mai 2026
Dakaractu