Non SONKO, nous sommes en République et la pandémie nous hante !


Hier ayant vu sur les réseaux sociaux, la « république Sonkolait » que Monsieur Ousmane SONKO, chef de parti politique de chez nous, devait faire une déclaration via certaines télévisions et autres médiums de la place ce mercredi. Cette posture nous pose un réel problème dans une démocratie, à moins qu’il n’y soit un vice-président sans qu’on en soit informé. Et même si tel était le cas, lorsque deux (2) verbes se suivent le second se conjugue impérativement à l’infinitif.
La démocratie sénégalais est tellement majeure que nous laissons le second se conjuguer comme cela a été le cas avec les sorties en vi triol de notre « patriote » à chaque fois la solennité républicaine appelle le chef suprême de la nation à faire.
Le Monsieur en question semble être un habitué des faits ; aussi lui que ceux qui lui offrent la tribune est dans l’antirépublicain total. Celui qui a été élu par le peuple sénégalais a pris la parole au moment opportun pour s’adresser à ses concitoyens dont SONKO lui-même est partie. Qu’est-ce que le discours de Monsieur Ousmane SONKO va-t-il changeait aux conditions de vie des sénégalais. 
Les mesures prises le sont déjà et sont en train d’être déroulées intelligemment avec la coordination de toutes les équipes concernées. En quoi une déclaration de sieur Ousmane SONKO peut-elle impactée cette bonne marche de la gestion de la pandémie.
Son voyez-moi hérité d’un populisme mort-né aux soubassements antirépublicain est infondé tant dans la morale que dans la démocratie, encore pire en pareille situation de pandémie, de calamité mondiale. Décidément la soif du pouvoir est une rage qui ronge, on finit toujours par se gratter la plaie pour baver sa haine sur ses vainqueurs. 
L’heure n’est pas à la politique politicienne ! C’est le moment de saluer la sage attitude de la classe politique, à l’exception de cette énergumène de rêveur debout. 
Chacun de nous est libre d’être opposant comme il a choisi de l’être et de le faire dans une liberté totale, mais le fait d’agir dans le respect de nos valeurs républicaines et culturelles est une obligation de la part de tout un chacun de nous au regard de la charte fondamentale de nation. C’est la raie du milieu qui complète et embelli notre coiffure, la démocratie, le socle sur lequel repose notre cohésion sociale.
En ayant opté pour la démocratie, nous avons en même temps choisi d’être gouverné par ceux qui sont choisi par la majorité de nos concitoyens. C’est le prix à payer ! 
Notre cher Monsieur a fait son show pour chantonner ses aires préférées de tout temps, la calomnie, la dénégation, l’accusation, l’alerte au complot et à la conspiration, dont lui seul connait d’où ils viennent. C’est triste ! 
Aujourd’hui qu’il ait fait cette déclaration, nous en interpellons plus d’un, qu’est-ce qu’il a dit de nous ? Qu’elle a été sa proposition pour enrailler l’avancée de la pandémie du Covid-19 ?
Il est certes, celui qui est incapable d’adopter le plus petit geste barrière requis dans la lutte contre la propagation de la pandémie n’est nullement à mesure d’en prodiguer à grande échelle. 
Nous avons eu tellement mal quand nous l’avons entendu parler de rétro-commissions sur les marchés portant sur la commande de denrées destinées à la population. Quelle maladresse de langage aussi vulgaire que insultant. Ousmane SONKO crie sur tous les toits et à tout moment qu’il est en face d’un micro aux  voleurs comme si c’était lui le seul honnête citoyen de cette belle planète, la terre.
En pleine crise sanitaire sans précédente, l’homme politique dépourvu de toute retenue pour arriver à ses fins politiques encore moins du sens d’honneur pour le respect de ses concitoyens qui pataugent dans la peur de vie.
La pandémie est là, présente dans toute sa vitesse de croisière, la courbe accroit des plus belles manières. La peur est là nous hante de partout. Ousmane SONKO qui fait son théâtre sans masque, lui n’a aucune lecture claire de cette pandémie qui tient au carreau
Apparemment c’est son jargon favori, les affaires de pots de vin. Monsieur le « patriote » en chef connait et aime bien ce vocable, rétro-commission. Est-il toujours nostalgique de ses supposés douze milliards (12) rétro-commission dans l’affaire du titre foncier Tf 1451/R. C’est vrai qu’il y a de ces rêves, il suffit d’un réveil brusque pour rester amnésique de voir son rêve se réaliser coûte que coûte.
L’obsession d’arriver au pouvoir par tous les moyens, même ceux illégaux, lui taraude l’esprit pour en faire un aliéné assoiffé du pouvoir qui montre à suffisance sa posture de vouloir toujours se mesurer au premier des sénégalais. Pour lui tous les moyens sont bons pour être dans les habits d’un président de la République. Quelle illusion ? 
Quand l’illusion et la nostalgie s’embrassent, il en sort un désordre. Voilà le désordre qui bouillonne dans la tête de notre « ami » Ousmane SONKO. On est peut avoir le désir d’être président de la République, ce qui est normale pour tout citoyen. 
Le déplorable dans tout cela c’est d’en faire une affaire à laquelle il faut arriver par tous les moyens. Le jeu démocratie a ses règles bien établies qui nous encadrent tous, autant que nous sommes. 
Il faut rester démocrate et républicaine à tout coup et en faire une attitude de tous les jours si l’on veut évoluer dans l’arène politique. Il y va la survie de tout acteur politique !

Monsieur Ousmane SONKO a parlé et finalement qu’est-ce qu’il a proposé au peuple sénégalais pour les tirer d’affaires ? Quelle a été sa contribution au fonds de riposte « Force Covid-19 » mis en place par le Président de la République et son gouvernement accompagné par toute les forces vives de la nation ?
Voilà les questions que devrait lui poser nos chers journalistes !
En attendant  d’esquiver les missiles des terroristes intellectuels de garde du « patriote » Ousmane SONKO, on s’en arrête là pour le moment

Amadou THIAM
Juriste spécialisé en Contentieux des Affaires
Jeudi 14 Mai 2020
Dakaractu



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