La place des femmes dans les hautes fonctions de l’État suscite de nouvelles interrogations au Sénégal. Après la baisse de leur représentation au sein du gouvernement, où elles sont passées de cinq femmes ministres dans le gouvernement de Ousmane Sonko à quatre femmes ministre dans le gouvernement du Premier Ministre Al Amine Lo, la situation semble encore plus préoccupante au niveau des postes de direction et des hautes nominations.
Lors du dernier Conseil des Ministres de ce jeudi 10 septembre 2026, sur les 86 nominations auxquelles le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye a procédé, seules 9 femmes y figurent.
La question mérite dès lors d’être posée : quelle place les femmes occupent-elles réellement dans l’appareil gouvernemental et dans les postes de responsabilité ?
D'après la remarque faite par Mme Oussama Monica Ouedraogo Sagna, dans un post sur facebook, sur "86 nominations:
-9 femmes nommées : 10,3 %
-78 hommes nommés : 89,7%
-8 femmes sortantes remplacées par des hommes
Vous avez, en vertu de vos prérogatives, le pouvoir de nommer aux emplois civils et militaires. Nous ne contestons ni ce pouvoir, ni le principe selon lequel vous devez pouvoir choisir les femmes et les hommes auxquels vous confiez des responsabilités.
Mais le pouvoir de nommer n’exonère pas du devoir de regarder ce que produisent les nominations.
Et lorsqu’un Président signe un décret, une liste ou une série de mesures individuelles, il ne signe pas seulement des noms. Il dessine aussi, en partie, le visage de l’État et de ses lieux de décision.
C’est à ce titre que nous vous interpellons.
Dans les dernières mesures individuelles du Conseil des ministres, sur 86 nominations recensées, seules 9 concernent des femmes, soit 10,5 %.
Neuf femmes sur quatre-vingt-six nominations", un nombre jugé minime voire insignifiant dans un pays où la moitié de la population est composée de femmes.
En effet, sur les 86 nominations intervenues hier, seules neuf femmes ont été nommées. Plus préoccupant encore, selon les données disponibles, huit femmes quittant leurs fonctions ont été remplacées par des hommes. Une situation qui relance le débat sur la représentation des femmes dans les sphères de décision, dans un pays où la parité est régulièrement mise en avant dans le discours public.
Au niveau gouvernemental, la tendance est également à la baisse. Le nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Al Amine Lo, composé de 33 ministres, compte quatre femmes.
Il s’agit de Djiréye Clotilde Coly, ministre des Sports et de la Jeunesse ; Marie Angélique Mame Selbé Diouf, ministre de la Famille, de l’Action sociale et de la Solidarité ; Ami Mara Dièye, ministre de la Pêche et de l’Économie maritime ; et Mame Coumba Diop, ministre auprès du ministre de la Culture, chargée de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique.
Lors du dernier Conseil des Ministres de ce jeudi 10 septembre 2026, sur les 86 nominations auxquelles le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye a procédé, seules 9 femmes y figurent.
La question mérite dès lors d’être posée : quelle place les femmes occupent-elles réellement dans l’appareil gouvernemental et dans les postes de responsabilité ?
D'après la remarque faite par Mme Oussama Monica Ouedraogo Sagna, dans un post sur facebook, sur "86 nominations:
-9 femmes nommées : 10,3 %
-78 hommes nommés : 89,7%
-8 femmes sortantes remplacées par des hommes
Vous avez, en vertu de vos prérogatives, le pouvoir de nommer aux emplois civils et militaires. Nous ne contestons ni ce pouvoir, ni le principe selon lequel vous devez pouvoir choisir les femmes et les hommes auxquels vous confiez des responsabilités.
Mais le pouvoir de nommer n’exonère pas du devoir de regarder ce que produisent les nominations.
Et lorsqu’un Président signe un décret, une liste ou une série de mesures individuelles, il ne signe pas seulement des noms. Il dessine aussi, en partie, le visage de l’État et de ses lieux de décision.
C’est à ce titre que nous vous interpellons.
Dans les dernières mesures individuelles du Conseil des ministres, sur 86 nominations recensées, seules 9 concernent des femmes, soit 10,5 %.
Neuf femmes sur quatre-vingt-six nominations", un nombre jugé minime voire insignifiant dans un pays où la moitié de la population est composée de femmes.
En effet, sur les 86 nominations intervenues hier, seules neuf femmes ont été nommées. Plus préoccupant encore, selon les données disponibles, huit femmes quittant leurs fonctions ont été remplacées par des hommes. Une situation qui relance le débat sur la représentation des femmes dans les sphères de décision, dans un pays où la parité est régulièrement mise en avant dans le discours public.
Au niveau gouvernemental, la tendance est également à la baisse. Le nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Al Amine Lo, composé de 33 ministres, compte quatre femmes.
Il s’agit de Djiréye Clotilde Coly, ministre des Sports et de la Jeunesse ; Marie Angélique Mame Selbé Diouf, ministre de la Famille, de l’Action sociale et de la Solidarité ; Ami Mara Dièye, ministre de la Pêche et de l’Économie maritime ; et Mame Coumba Diop, ministre auprès du ministre de la Culture, chargée de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique.
Cette faible représentation féminine dans les instances de décision interroge d’autant plus que le Sénégal s’est historiquement engagé en faveur d’une meilleure représentation des femmes dans la vie publique.
Au-delà du nombre de femmes nommées, c’est donc la question de leur accès durable aux postes de responsabilité et aux centres de décision qui se pose. La multiplication des nominations masculines au détriment de femmes sortantes pourrait ainsi alimenter le débat sur l’effectivité de la parité et sur la place accordée aux compétences féminines dans la gouvernance du pays.
Au-delà du nombre de femmes nommées, c’est donc la question de leur accès durable aux postes de responsabilité et aux centres de décision qui se pose. La multiplication des nominations masculines au détriment de femmes sortantes pourrait ainsi alimenter le débat sur l’effectivité de la parité et sur la place accordée aux compétences féminines dans la gouvernance du pays.