Négociations avec le Mfdc: Le président Macky Sall prêt, quel que soit le lieu !

Salif Sadio, un des leaders les plus radicaux du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), avait fait la Une des journaux, la semaine dernière. Il avait affirmé être ouvert à des négociations. Le président sénégalais, Macky Sall, lui a fait écho : il est disposé à discuter du retour à la paix dans la région sud du pays : ceci, partout où de besoin.


Depuis 1982, la verte région du sud du Sénégal est secouée par une rébellion. Parmi les acteurs de celle-ci, Salif Sadio demeure une mythique figure de proue. Sans renoncer à l’indépendance de la Casamance, que revendique leur mouvement, il s’est dit ouvert à des négociations avec l’État sénégalais. Le nouveau président Macky Sall n’a pas tardé à lui renvoyer la balle, au rebond. C’était à travers les ondes de Radio France International (Rfi). Le président Macky Sall séjournait au pays de Marianne. Ce tombeur du président Abdoulaye Wade, qui ambitionnait de régler le conflit casamançais en 100 jours, a déclaré qu’il était prêt à négocier le retour de la paix en Casamance ; ceci, même hors de nos frontières, voire ailleurs que sur le Continent africain. Ce que réclamait Salif Sadio. Macky Sall a affirmé que le retour de la paix dans la région sud du pays reste ancré dans sa chair et son âme. En conséquence, il reste à l’écoute des leaders du Mfdc. Les populations vivant dans la région de Ziguinchor ne cessent de manifester, pour que leur terroir renoue avec le calme. La balle est donc désormais dans le camp des rebelles, pour que la verdoyante Casamance retrouve sa quiétude. Son déminage est en cours, autant que des programmes pour sa relance économique. Les Sénégalais s’attendent à ce que Salif Sadio et ses partisans se retrouvent autour d’une même table avec le président Macky Sall, prêt à tout pour le retour de la paix dans la région naturelle de la Casamance. Macky Sall a également évoqué l’affaire de l’ancien président tchadien, en exil au Sénégal : Hissène Habré, accusé de génocide contre ses concitoyens. Macky Sall a affirmé à ce sujet qu’il a confiance aux juridictions sénégalaises, parce que convaincu de la compétence et de la rigueur de nos magistrats. Hissène Habré ne sera pas rapatrié. Il sera jugé au Sénégal, de l’avis du chef de l’État. Une autre nouvelle donne, qui place notre pays au centre des intérêts du monde.

Alioune Badara DIALLO-Loffice
Lundi 9 Juillet 2012
Loffice