Négociation Etat et le G7 / Abdou Faty du SELS/A : Pourquoi nous avons décidé de lever le mot d'ordre…


Contrairement au SAEMS et au CUSEMS, les cinq autres syndicats membres du G7 ont accepté de lever le mot d'ordre de grève. Ces syndicats ont accepté de signer le protocole de du 25 février 2022 par l'assurance de la société civile qui s'est portée garante de faire respecter par l'Etat ses engagements signés.
C'est Abdou Faty du SELS/A qui a parlé au nom de ces cinq syndicats signataires.

« Après 15 tours d’horloge, on a pu stabiliser quelque chose avec le gouvernement. Nous sommes seulement motivés par la stabilité de l’école. Après la tournée au niveau national on avait des impératifs, est-ce que les chiffres que le gouvernement a avancés par rapport au net à payer pour les enseignants étaient avérés ?. Mais le ministre des Finances devant la société civile l'a confirmé. 2e impératif, le ministre de l'éducation nationale devrait prendre date avec nous pour régler les questions aussi importantes que les arabes, les classes multigrades, la modification de l'arrêté du CFE à savoir les textes et à savoir également les copies. 3e impératif et on a pris date pour le 3 mars et Madame le ministre de la fonction publique également s’est engagé pour le 4 mars à examiner avec nous les textes qui régissent nos camarades des questions fondamentales » explique Abdou Faty.

Cependant, souligne avec insistance le SG du SELS/A qu’au-delà de l'aspect pécuniaire, « nos préoccupations comme les lenteurs administratives on s’est donné rendez-vous pour que toutes les plateformes de dialogue du ministère de la fonction publique au ministère des Finances en passant par l’éducation que ces fonctions soient des plateformes, soient opérationnelles et que les lenteurs administratives puissent être un mauvais souvenir » liste Faty.
Ainsi, se basant sur ces faits, ils ont décidé de lever le mot d'ordre.

« Fort de cela et en constatant naturellement par rapport à la question sur l’écart consacré entre les PCMG et les instituteurs, il y a un petit effort, nous avons jugé nécessaire de signer ce protocole d’accord. De suspendre le mot d'ordre. Nous en toute responsabilité on avait des impératifs au-delà des aspects pécuniaires : les questions aussi importantes que les indemnités c’est la question des délais de rappel, la question des décisionnaires, la question de lenteur administrative en plus effectivement de la volonté de réduire les écarts. Les iniquités entre professeurs PCMG et instructeurs, un pas est fait. Nous avons jugé nécessaire que devant des garants on a mis sur pied pour la première fois un comité de suivi avec toute la société civile, les parents d'élèves et également toutes les personnalités qui s'occupent de l'éducation nationale, on a paraphé (les 5 syndicats), ce protocole d’accord. On a décidé de suspendre le mot d'ordre. On a poussé le gouvernement à affirmer devant tout le monde sa décision de respecter l'application du protocole » dira Faty.

Il termine par dire qu’ils ont mis  un comité de suivi composé des parents d'élèves, de la société civile « qui ont pris l’engagement de surveiller et dès le mois de mai si rien n’est fait ils seront les premiers à dénoncer cela et à nous accompagner à recommencer la lutte » explique Abdou Faty.
Samedi 26 Février 2022
Dakar actu



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