L’invitation à un « ndogou » adressée aux députés du régime de Pastef par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, continue d’alimenter les débats au sein de la sphère politique. Interrogé par la rédaction de Dakaractu, l’analyste politique Malaw Kanté livre une lecture sans détour de cette rencontre.
Selon lui, il n’y avait « pas grande surprise » autour de cette initiative. « On s’y attendait vraiment », affirme-t-il, estimant que ce ndogou constituait une occasion à la fois pour le président et pour les députés de « régler le contentieux ».
Selon lui, il n’y avait « pas grande surprise » autour de cette initiative. « On s’y attendait vraiment », affirme-t-il, estimant que ce ndogou constituait une occasion à la fois pour le président et pour les députés de « régler le contentieux ».
D’après son analyse, les tensions internes au parti étaient perceptibles depuis un certain temps, avec des clivages entre ce qu’il qualifie de « pro-Sonko » et de « pro-Diomaye ».
Pour Malaw Kanté, la rencontre avait des allures de règlement de comptes politique. Certains députés seraient venus, selon lui, « pour poser un certain nombre de questions au président ou soulever des problèmes ». De son côté, le chef de l’État aurait saisi l’opportunité pour « apporter quelques éclaircissements ». L’analyste n’exclut pas non plus une dimension stratégique. Recevoir aujourd’hui les députés pour parler de politique pourrait, selon lui, ouvrir la voie à d’autres rencontres avec d’autres entités, « peut-être la coalition Diomaye Président », comme certains le laissent entendre.
Malaw Kanté souligne toutefois que la réunion s’est révélée « purement politique » et que, selon les échos disponibles, elle ne se serait « pas très bien tournée ». À ses yeux, cet épisode a surtout permis aux Sénégalais de constater plus clairement l’existence d’un malaise profond. Il évoque un « problème qui existe aujourd’hui » et qui pourrait, à moyen ou long terme, conduire à un divorce entre le président et son Premier ministre.
Il regrette par ailleurs le manque de communication officielle autour de cette rencontre. « La présidence ne fait jamais de communiqué ou ne donne jamais d’informations claires et précises lors de ce genre de rencontre », déplore-t-il, soulignant que seules quelques prises de parole de députés permettent d’en saisir les contours.
Pour Malaw Kanté, la rencontre avait des allures de règlement de comptes politique. Certains députés seraient venus, selon lui, « pour poser un certain nombre de questions au président ou soulever des problèmes ». De son côté, le chef de l’État aurait saisi l’opportunité pour « apporter quelques éclaircissements ». L’analyste n’exclut pas non plus une dimension stratégique. Recevoir aujourd’hui les députés pour parler de politique pourrait, selon lui, ouvrir la voie à d’autres rencontres avec d’autres entités, « peut-être la coalition Diomaye Président », comme certains le laissent entendre.
Malaw Kanté souligne toutefois que la réunion s’est révélée « purement politique » et que, selon les échos disponibles, elle ne se serait « pas très bien tournée ». À ses yeux, cet épisode a surtout permis aux Sénégalais de constater plus clairement l’existence d’un malaise profond. Il évoque un « problème qui existe aujourd’hui » et qui pourrait, à moyen ou long terme, conduire à un divorce entre le président et son Premier ministre.
Il regrette par ailleurs le manque de communication officielle autour de cette rencontre. « La présidence ne fait jamais de communiqué ou ne donne jamais d’informations claires et précises lors de ce genre de rencontre », déplore-t-il, soulignant que seules quelques prises de parole de députés permettent d’en saisir les contours.
In fine, l’analyste estime que « le mal est profond » au sein du parti Pastef. Si certains tentent encore de privilégier le dialogue, la négociation ou la réconciliation, Malaw Kanté considère qu’« une ligne rouge » est en train d’être franchie. Il n’écarte pas l’hypothèse d’un « clash », voire d’une « guerre ouverte » entre le président de la République et son Premier ministre dans un avenir proche.