Le député Abdou Mbow (Takku Wallu Sénégal) a réagi ce dimanche 8 novembre au naufrage d'une pirogue au large de Lompoul, qu'il présente comme la conséquence d'un « pouvoir qui se crêpe le chignon » autour de la Loi de finances rectificative (LFR). Dans une déclaration datée de Dakar, l'élu estime que l'État et l'Assemblée nationale ont, chacun à leur manière, failli à l'égard de la jeunesse.
Sur les faits, le parlementaire s'appuie sur l'APS et le ministère de l'Intérieur. Une pirogue partie de Saint-Louis trois jours plus tôt en direction des Canaries a chaviré samedi 7 novembre sous une forte houle, au large de Lompoul, dans le département de Kébémer, commune de Léona. Onze nouveaux corps ont été repêchés dimanche matin, ce qui porte le bilan de 21 à plus de 30 morts. Selon l'élu, la plupart des victimes sont originaires de Léona et de Thiéppe, et il n'y aurait qu'un seul rescapé. Le même samedi, la gendarmerie a intercepté au large de Dakar une autre pirogue transportant 142 migrants, dont des femmes et des enfants, à destination de l'Espagne.
Abdou Mbow établit un lien direct entre ce drame et l'actualité parlementaire. Il reproche au pouvoir et à l'Assemblée nationale d'avoir rejeté la LFR « sans débat », alors que ce texte devait, selon lui, prendre en charge les préoccupations des jeunes. « Ces jeunes ne partent pas par plaisir », écrit-il, affirmant qu'ils choisissent l'océan faute de perspectives, après des promesses d'emplois, de souveraineté et de dignité qu'il juge non tenues deux ans après l'alternance. Il juge « rationnel » ce choix de risquer la mort plutôt que de subir « la mort lente du désespoir ».
Le député critique également la réaction des autorités, qu'il réduit à « un communiqué de vive émotion et de profonde tristesse ». Il relève que le ministre de l'Intérieur est attendu lundi à Lompoul pour témoigner la solidarité de l'État, et estime que les familles de Léona ne pouvaient « attendre que le ministre finisse sa réunion sur la LFR ». Il accuse le pouvoir d'indifférence et d'agir en fonction de ses « calculs de 2029 », et impute le blocage du budget à l'Assemblée, « avec la complicité d'un Exécutif qui a fait de la confrontation sa méthode de gouvernement ».
Dans sa conclusion, Abdou Mbow affirme que le Sénégal « perd sa jeunesse deux fois : une fois dans l'océan, une fois dans les querelles de Palais ». Il avertit qu'il y aura « d'autres Lompoul » tant que cette situation persistera, et appelle à ce que cesse la politique « avec des cadavres ». Dans son texte, il évoque d'abord « plus de 30 » morts, puis retient le chiffre de 34, un bilan qui ne figure pas dans les sources officielles qu'il cite.
Sur les faits, le parlementaire s'appuie sur l'APS et le ministère de l'Intérieur. Une pirogue partie de Saint-Louis trois jours plus tôt en direction des Canaries a chaviré samedi 7 novembre sous une forte houle, au large de Lompoul, dans le département de Kébémer, commune de Léona. Onze nouveaux corps ont été repêchés dimanche matin, ce qui porte le bilan de 21 à plus de 30 morts. Selon l'élu, la plupart des victimes sont originaires de Léona et de Thiéppe, et il n'y aurait qu'un seul rescapé. Le même samedi, la gendarmerie a intercepté au large de Dakar une autre pirogue transportant 142 migrants, dont des femmes et des enfants, à destination de l'Espagne.
Abdou Mbow établit un lien direct entre ce drame et l'actualité parlementaire. Il reproche au pouvoir et à l'Assemblée nationale d'avoir rejeté la LFR « sans débat », alors que ce texte devait, selon lui, prendre en charge les préoccupations des jeunes. « Ces jeunes ne partent pas par plaisir », écrit-il, affirmant qu'ils choisissent l'océan faute de perspectives, après des promesses d'emplois, de souveraineté et de dignité qu'il juge non tenues deux ans après l'alternance. Il juge « rationnel » ce choix de risquer la mort plutôt que de subir « la mort lente du désespoir ».
Le député critique également la réaction des autorités, qu'il réduit à « un communiqué de vive émotion et de profonde tristesse ». Il relève que le ministre de l'Intérieur est attendu lundi à Lompoul pour témoigner la solidarité de l'État, et estime que les familles de Léona ne pouvaient « attendre que le ministre finisse sa réunion sur la LFR ». Il accuse le pouvoir d'indifférence et d'agir en fonction de ses « calculs de 2029 », et impute le blocage du budget à l'Assemblée, « avec la complicité d'un Exécutif qui a fait de la confrontation sa méthode de gouvernement ».
Dans sa conclusion, Abdou Mbow affirme que le Sénégal « perd sa jeunesse deux fois : une fois dans l'océan, une fois dans les querelles de Palais ». Il avertit qu'il y aura « d'autres Lompoul » tant que cette situation persistera, et appelle à ce que cesse la politique « avec des cadavres ». Dans son texte, il évoque d'abord « plus de 30 » morts, puis retient le chiffre de 34, un bilan qui ne figure pas dans les sources officielles qu'il cite.