Moussa Diao, DG d’Oryx Energies : « L’évolution des cours du pétrole n’a en général guère d’impact sur nos affaires, puisque nous avons des instruments financiers de couverture contre les fluctuations »

Les cours du pétrole sont en chute libre devant la propagation de la pandémie du coronavirus et il y a des conséquences potentielles sur les échanges et la demande mondiale en brut. Le Directeur général d’Oryx Energies a analysé dans un entretien avec Jeune Afrique, « la séquence particulière que traverse l’industrie pétrolière.


Moussa Diao, DG d’Oryx Energies : « L’évolution des cours du pétrole n’a en général guère d’impact sur nos affaires, puisque nous avons des instruments financiers de couverture contre les fluctuations »

Moussa Diao est revenu sur les impacts de la crise sanitaire sur « la santé des négociants en hydrocarbures ». Pour le groupe Oryx Energies, en tant que négociant de produits pétroliers, dit-il, « l’évolution des cours du pétrole n’a en général guère d’impact sur nos affaires. Nous avons des instruments financiers de couverture contre les fluctuations », se félicite le patron de Oryx Energies. 

 

« Mais un effondrement tel que celui que nous avons vécu – avec un cours du brut divisé par deux en un mois [à 27 dollars le baril de Brent ce 20 avril] – nécessite toutefois d’avoir une trésorerie suffisamment étoffée, et des liens de confiance solides avec les banques », a-t-il expliqué.

 

Le DG d’Oryx renseigne que les banques multiplient actuellement ce que l’on nomme les appels de marge. « Nous devons parfois avancer la perte liée à la chute des cours – entre le moment où nous achetons et celui où nous vendons une cargaison – tant que le produit pétrolier n’est pas payé et transféré physiquement à nos clients africains », a-t-il indiqué. 

 

Le transport d’une cargaison de produit raffiné acheté en Europe fait quatorze jours pour rejoindre un port ouest-africain comme Dakar, a-t-on appris du leader d’Oryx. « Or, en quatorze jours, il peut se passer beaucoup de choses sur les marchés pétroliers. Ce n’est qu’une fois la vente finale conclue en Afrique que nous récupérons la somme convenue initialement avec la banque », a-t-il ajouté.

Jeudi 23 Avril 2020
Dakaractu



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