Les États-Unis ont décidé de lever la caution de visa comprise entre 5000 et 15000 dollars imposée à certains voyageurs issus de pays jugés à risque d’immigration irrégulière, dont le Sénégal, à l’approche de la Coupe du monde 2026. Cette mesure, initialement instaurée dans le cadre d’une politique migratoire restrictive, concernait environ cinquante pays. Parmi les pays africains concernés figuraient notamment l’Algérie, la Côte d’Ivoire, le Cap-Vert, la Tunisie et le Sénégal.
Selon les autorités américaines, cette décision vise à faciliter l’accès au territoire des supporters détenteurs de billets officiels ainsi que des équipes participantes. Les fans inscrits au dispositif « FIFA Pass », mis en place pour accélérer le traitement des demandes de visa, sont désormais exemptés de cette exigence financière, tout comme les joueurs, entraîneurs et staffs techniques.
Le Sénégal figure parmi les cinq nations africaines qualifiées pour le Mondial concernées par cette suspension, aux côtés de l’Algérie, de la Côte d’Ivoire, du Cap-Vert et de la Tunisie. Cette évolution intervient après plusieurs critiques d’organisations sportives et de défense des droits humains, qui dénonçaient un coût jugé excessif et dissuasif pour les supporters africains.
Pour Washington, l’objectif est de concilier sécurité nationale et fluidité des déplacements à l’approche d’un événement planétaire co organisé avec le Canada et le Mexique. La FIFA a salué cette coopération, estimant qu’elle favorise la réussite de la compétition.
Cette décision est perçue comme un signal d’ouverture en direction des supporters africains, dont la présence est jugée essentielle à l’ambiance du tournoi.