Après le mot d’ordre de grève générale du Front syndical pour la défense du travail (FSDT), le ton est monté d’un cran entre les centrales syndicales et le gouvernement. Invité sur Dakaractu, le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), Mody Guiro, s’en est pris au ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, Mamadou Lamine Dianté, qu’il accuse d’avoir tenu des propos comminatoires à l’égard du mouvement syndical.
Sans nier la trajectoire syndicale de son interlocuteur, Mody Guiro a néanmoins tenu à recadrer le débat. « C’est notre frère. Il a été syndicaliste et a mené plusieurs fronts. Mais il ne connaît pas mieux que nous le syndicalisme », a-t-il lancé, avant d’ajouter que les centrales syndicales « ont pendant longtemps déposé des préavis de grève », suggérant que la procédure engagée par le FSDT n’a rien d’inédit ni d’irrégulier.
Le coordonnateur du Front syndical est allé plus loin, questionnant ouvertement la maîtrise du dossier par le ministre. « Apparemment, nous avons un ministre très limité », a-t-il asséné, avant d’appeler à davantage de retenue dans la gestion de ce dossier sensible. « Quand on est ministre et de surcroît un responsable, il faut éviter de s’engager dans un terrain glissant », a-t-il prévenu.
Sur le fond, Mody Guiro a défendu la légalité de la démarche syndicale, rappelant que le FSDT n’a fait que respecter les textes en vigueur. « Nous avons fait ce qui était de notre devoir, c’est-à-dire respecter la procédure et déposer un préavis de grève en bonne et due forme », a-t-il soutenu, avant de conclure sur un avertissement direct au ministre : « Qu’il arrête les menaces parce que ça ne passera pas... »
Ces déclarations interviennent après plusieurs séances de dialogue social organisées ces derniers jours entre le ministère de la Fonction publique et le FSDT, dans une tentative du gouvernement d’obtenir un report de la grève générale prévue ce vendredi 10 juillet. Malgré les concertations et les annonces de recrutements dans la fonction publique, les centrales syndicales maintiennent la pression, dénonçant le non-respect de plusieurs engagements pris dans le cadre du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable (PNSS-CID).
Sans nier la trajectoire syndicale de son interlocuteur, Mody Guiro a néanmoins tenu à recadrer le débat. « C’est notre frère. Il a été syndicaliste et a mené plusieurs fronts. Mais il ne connaît pas mieux que nous le syndicalisme », a-t-il lancé, avant d’ajouter que les centrales syndicales « ont pendant longtemps déposé des préavis de grève », suggérant que la procédure engagée par le FSDT n’a rien d’inédit ni d’irrégulier.
Le coordonnateur du Front syndical est allé plus loin, questionnant ouvertement la maîtrise du dossier par le ministre. « Apparemment, nous avons un ministre très limité », a-t-il asséné, avant d’appeler à davantage de retenue dans la gestion de ce dossier sensible. « Quand on est ministre et de surcroît un responsable, il faut éviter de s’engager dans un terrain glissant », a-t-il prévenu.
Sur le fond, Mody Guiro a défendu la légalité de la démarche syndicale, rappelant que le FSDT n’a fait que respecter les textes en vigueur. « Nous avons fait ce qui était de notre devoir, c’est-à-dire respecter la procédure et déposer un préavis de grève en bonne et due forme », a-t-il soutenu, avant de conclure sur un avertissement direct au ministre : « Qu’il arrête les menaces parce que ça ne passera pas... »
Ces déclarations interviennent après plusieurs séances de dialogue social organisées ces derniers jours entre le ministère de la Fonction publique et le FSDT, dans une tentative du gouvernement d’obtenir un report de la grève générale prévue ce vendredi 10 juillet. Malgré les concertations et les annonces de recrutements dans la fonction publique, les centrales syndicales maintiennent la pression, dénonçant le non-respect de plusieurs engagements pris dans le cadre du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable (PNSS-CID).