Modification de la loi sur l’état d’urgence et de siège / Abdoul Mbaye alerte : « Ce qui vient de se passer est très grave (...) La privation de liberté doit être manipulée avec précaution et une communication de qualité. Sinon... »


Modification de la loi sur l’état d’urgence et de siège / Abdoul Mbaye alerte : « Ce qui vient de se passer est très grave (...) La privation de liberté doit être manipulée avec précaution et une communication de qualité. Sinon... »
Le président de la République Macky Sall a promulgué ce jeudi la loi 2021-18 modifiant la loi 69-29 du 29 avril 1969 relative à l'état d'urgence et l'état de siège. Une décision présidentielle qui ne laissera pas sans voix la classe politique, notamment celle se situant dans l'opposition. Dakaractu a interrogé un des plus irréductibles opposants au régime de Macky Sall, l'ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, qui a clairement donné sa position sur cette loi qu’il qualifie d’imbroglio juridique.

Après le communiqué venant de la présidence et montrant que nous ne sommes plus dans l’état  d'urgence au nom de la loi modifiée, le président du parti de l'Alliance pour le travail et la citoyenneté (ACT), considère que "tout régime d'exception parce que privation des libertés, doit etre géré avec un maximum de précautions". Toujours dans ce même ordre d’idées  l'ancien Premier ministre rappelle qu'un "état d'urgence ou un état ressemblant à un état d'urgence, ne doit pas écarter la représentation populaire. C'est-à-dire l'assemblée nationale, au moins dans son maintien et sa reconduction."

Selon le membre du Crd,interrogé par Dakaractu toujours "cette affaire qui vient de se passer est simplement grave et l'avenir va nous édifier car, considère Abdoul Mbaye, "on ne fait pas reculer impunément les libertés acquises selon le seul bon vouloir de l'exécutif". 

Enfin, soulignant l'importance d'éviter tout risque de révolte similaire ou même plus que celles qui étaient observées dès les premiers jours de couvre-feu sur les premiers 12 jours, le président de l'ACT rappelle que " la privation de libertés doit être manipulée avec précaution, mais également avec une communication de qualité pouvant justifier les décisions restrictives".
Mardi 19 Janvier 2021
Dakaractu



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