Mise en œuvre prochaine du Contrôle de la charge à l'essieu : Ces deux arguments des transporteurs routiers pour la juger « inopportune »


Les transporteurs routiers brisent une nouvelle fois le silence pour interpeller l’État du Sénégal, après l’avoir appelé, récemment, à lever l’embargo contre le Mali et à leur octroyer des dédommagements.
Réunis autour du Collectif des Professionnels des Transports routiers du Sénégal (Cptrs) et du Groupement économique du Sénégal (Ges), ils ont toqué, ce mercredi 22 juin 2022, à la porte du Gouvernement du Sénégal qui, selon eux, « envisage la mise en œuvre du contrôle de la charge à l'essieu prévue le 1er juillet prochain, en application du règlement 14 de l'Uemoa », pour lui notifier l’inopportunité de cette mesure qui tend à entrer en vigueur. « Cette décision est inopportune dans le contexte actuel de notre pays caractérisé par un climat politique tendu et les conséquences de la fermeture de notre frontière avec le Mali », a déclaré, Momar Sourang, à ce sujet.
 
Celui-ci, dans un communiqué parcouru par Dakaractu, armé de sa double qualité de Coordinateur du Cptrs et de Président de la Commission Transport du Ges, a rappelé, au nom de ses collègues, une doléance qu’ils avaient formulée, en ce sens. « Nous réitérons notre proposition d'étudier, au niveau des instances communautaires, la mise en adéquation de cette directive avec les réalités sur le terrain pour éviter de faire supporter aux transporteurs - et in fine aux consommateurs - les abus techniques relevés dans les activités de la société Afrique Pesage. Des activités constatées le 13 juin dernier en présence du Service de la Métrologie et de la Direction des routes », a dit M. Sourang.
Le Cptrs et le Ges, dans ce document, ont invité « le Gouvernement à convoquer des États Généraux des Transports. C’est cela que nous, les acteurs des Transports routiers, appelons de tous nos vœux », ont indiqué Momar Sourang et Cie. Ces derniers de rappeler aux autorités étatiques que « cette question était une des revendications de la Corporation des Transporteurs qui avaient observé un mouvement de grève les 1er, 2 et 3 janvier dernier ».
 
Les transporteurs routiers, à travers ledit Collectif et le Ges pensent qu'il s'agit, en fait, d'un contrôle de la surcharge déterminé par un pont bascule. Donc, du Poids total autorisé en charge (Ptac). Et que cela « est contraire à l'esprit et à la lettre de la directive de l'Uemoa ».
Mercredi 22 Juin 2022
Dakaractu



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