Migration irrégulière : De plus en plus de mineurs sénégalais dans les convois.


Depuis le début du mois d’octobre, le phénomène dit « Barça ou Barsaq » a repris de plus belle. Des centaines de sénégalais ont décidé de tout laisser pour prendre les pirogues, direction les Iles Canaries.

Mais cette nouvelle vague qui est en train de dépasser toutes les campagnes connues jusque-là en terme d'affluence, est d’autant plus dramatique qu’elle met en péril la vie des mineurs qui souvent ne sont pas conscients des dangers de ce genre de voyage.

Beaucoup d’adolescents qui ont pris place à bord des embarcations en partance pour l’archipel espagnol auraient péri avant même d’arriver. Ce n’est pas une surprise si on sait qu’il y a de plus en plus de mineurs dans les convois.

Contactée par Dakaractu, la militante des droits humains Helena Maleno Garzon a révélé qu’une embarcation venue du Sénégal a débarqué au moins 59 mineurs. Avant que la situation ne soit ingérable aux Îles Canaries où les arrivées se sont multipliées par 7 par rapport à l’année dernière, ces mineurs pourraient bénéficier d’un traitement répondant à leur situation. Selon nos informations, les mineurs étaient mis dans des centres de détention et pouvaient sortir au bout de quelques années avec une maîtrise de la langue. La suite de leur séjour en Espagne, dépendrait de leur comportement dans ces centres. Mais au regard de la nouvelle donne aux Canaries, il ne serait pas surprenant de voir ce traitement réservé aux mineurs être chamboulé. Dans tous les cas, leur participation à ces voyages est plus qu’inacceptable.

Si certains d’entre eux partent à l’insu de leurs parents, d’autres sont embarqués par leurs propres géniteurs. Ce serait le cas dans la Petite Cote où deux jeunes garçons auraient été mis dans une embarcation qui finalement a fait demi-tour. Mais l’un des jeunes adolescents aurait perdu la vie pendant les quelques jours d’errance de la pirogue. Des informations qui nous sont parvenues font état de l’implication de son père dans sa mort car il serait à l’origine de son départ. Ce qui semble montrer qu’au-delà de la responsabilité de l’État dans sa politique d’emploi en faveur des jeunes, la société dans ses différents segments, n'est pas exempte de reproche...
Lundi 9 Novembre 2020
Dakaractu




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