Message d’un frère en Dieu ( Par Papa Ibrahima Diassé)


Salam
 
Une pilule amère s’est glissée dans ma gorge et de là, a affecté mon esprit et atteint toutes les cellules de  mon corps.
 
Le caractère en effet irrévérencieux des débats, la tournure « si basse » des discussions et les adversités infondées qui en ont découlé, m’ont exaspéré d’où cette grande inquiétude qui m’anime. Je suis loin d’être un donneur de leçon de morale, mais n’est-il pas urgent de resserrer les rangs et de nous concentrer sur ce pourquoi nous devons vivre et mourrir, Dieu? Oui! Dieu.
 
Voilà pourquoi je ne peux plus garder le silence, face à une polémique, aggravée par la montée en puissance des opinions si divergentes, pondues avec agressivité, le Ramadan, ce puits de miséricorde, ne doit ni être sali, ni nous punir à son usage. Je ne suis pas enchanté par la tournure des récents événements dans mon pays.
 
Mais hélas le coup est déjà parti et nous regrettons tous d’en être arrivé là. Nous redoutions pourtant ce cycle, mais nous sommes malheureusement tombés dans un piège pendant que  le monde nous observe, ses contrées nous taquinent et ses rives pleurent.  Nous avons tous tort.
 
Mais je suis convaincu que le Ramadan, ce mois du pardon absolu et de la grâce, nous sauvera par les « chèques » de la miséricorde, de la fraternité, et du partage; avec comme idéal le dépassement.
 
Autre preuve de pardon le saint livre dont il est question est révélé ce même mois pour purifier le cœur de chaque musulman, le laver de ses péchés à jamais afin de le tirer d’affaire face aux nombreuses et vicieuses tentations du monde en pleine ébullition.
 
Allah parle  dans  la sourate 97 sûratu-l-qadr « La destinée », d'une nuit qui vaut plus de 1000 mois. Cette nuit, c'est « Layatal Qadr », que beaucoup traduisent par la nuit du destin et qui se trouve aussi dans ce mois.
 
Bien d’autres facteurs corroborent le caractère saint de ce mois durant lequel tout acte tendant à distraire le musulman loin des recommandations du Coran et de la Sunna est banni.
 
Dans la douleur, on doit pardonner, et dans le pardon on peut aussi panser ses plaies, l’Islam n’est-il pas une religion de fraternité et de solidarité?
 
Le Seigneur tient à la convergence de nos cœurs, de notre foi et de notre culte permanent de la paix.
 
Wa Salam
Papa Ibrahima Diassé

Jeudi 31 Mai 2018
Dakar actu




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