Menace terroriste ou fréquence de coups d'État dans la sous-région : Un vaste mouvement s’opère dans la hiérarchie militaire au Togo.


La progression fulgurante de la force terroriste constitue une menace réelle dans la sous-région ouest-africaine. Une progression qui peut quelque part justifier la fréquence des coups d’État. Une situation très préoccupante qui inquiète les États qui sont sur le qui-vive. La progression des terroristes en provenance du Burkina Faso vers le Togo a poussé Lomé à revoir sa nomenclature militaire.

Selon le site  du ministère togolais des Armés, la nomination du nouveau chef du régiment blindé de reconnaissance et d’appui de l’armée togolaise a eu lieu depuis le 21 janvier dernier. Le Lieutenant-colonel Palabi Palakiyéme a été porté à la tête de ce corps supposé plus important de l’armée togolaise en remplacement du colonel Yodi Kpatcha.

Ne voulant pas faire une relation entre les coups d’État notés dans la sous-région, le ministère précise que le nouveau boss de la RBRA a pris fonction à la suite d’une cérémonie de prise de drapeau qui a eu lieu à la place d’armes dudit régiment à Lomé sous les ordres du Colonel Kolemagah Kassawa, chef d’état-major de l’armée de terre et en présence de plusieurs autorités militaires et paramilitaires. Toutefois, il faut noter que le Togo au même titre que les pays du Sahel, enregistre des soubresauts djihadistes. La dernière en date dans la nuit du 9 au 10 novembre 2021 à Kpendjal dans la localité de Sanloaga dans le nord du pays. C’est une attaque terroriste qui a échoué selon les médias locaux qui ont relayé l’information.

Auparavant, il y a un mouvement qui a été noté au 3ème Régiment d’Infanterie (3ème RI) à Témédja dans la préfecture d’Amou. Là aussi, c’est un lieutenant-colonel qui s’est vu confier ce commandement le samedi 22 janvier 2022 à la place d’un colonel. Le nouveau boss de ce régiment s’appelle désormais Kadanga N’Guwaki qui succède à Takougnadi Alognim. 
Mercredi 2 Février 2022
Dakaractu




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