Méfiance vis-à-vis du leader de Rewmi : Sall attitude


Idrissa Seck a joué et perdu. Il fait le deuil de sa «mort» proclamée par les… naïfs. Macky Sall a joué et gagné et fait la fête. En attendant le face-à-face, ce sont les militants de la base qui aiguisent les couteaux. «Nous voulons faire comprendre à Macky Sall et à ses mercenaires apéristes que les débauchages de responsables et militants rewmistes ne sont plus pertinents après le départ de Abdoulaye Wade», a lan­cé La­mine Diallo, adjoint au maire de Thiès.
Au même moment, les cadres de Rewmi de Pikine crachaient : «Tous les gens qui ont été nommés dans le département de Pikine comme directeur de société ou Pca (sont) de l’Alliance pour la Ré­publique (Apr).» Coïncidence ? Dans tous les cas, l’«armée» de Idrissa Seck semble avoir coordonné ses flèches.
Et Abdou Mbow, patron des jeunes du parti de Macky Sall, répondant aux rewmistes de Thiès, de riposter  : «Macky Sall n’a pas entre ses mains un gâteau à partager, il ne fonctionne pas avec du chantage et il n’est pas là pour satisfaire les besoins de responsables politiques en perte de vitesse.» ça va saigner !
Dans tous les cas, Macky Sall sem­ble se méfier de Idrissa Seck. Dans la composition du gouvernement de Abdoul Mbaye, il a «éloi­gné» Pape Diouf (Pêche) et Omar Guèye (As­sai­nissement) des secrets et n’en a pas nommé au Palais. Sur­tout face à un «théoricien» des «secrets de grands bandits», qui a déjà lar­gué des bom­bes contre un hyper puis­sant président de la Ré­pu­blique de la tail­le de Abdou­laye Wade. Mieux encore, la déclaration de soutien tardive de Seck au second tour, pré­cédée de son refus de battre campagne aux côtés du seul adversaire du président sortant au second tour, laisse un trou de confiance entre les deux hom­mes. Quoiqu’il ait déclaré très tôt son soutien au «candidat de l’opposition le mieux placé au second tour». Macky adopte ainsi une attitude de méfiance vis-à-vis de son probable potentiel adversaire en 2017. Lui qui pense déjà à un second mandat. «J’espère qu’au terme de ce quinquennat, les Séné­galais me feront à nouveau confiance pour présider aux destinées de notre pays», a-t-il dit à New York, où il séjourne dans le cadre de la 67e Assemblée gé­nérale de l’Onu.
Samedi 29 Septembre 2012
LE Quotidien