Me EL HADJ DIOUF DÉFEND LA PEINE DE MORT : « En valeur absolue, la vie de la victime est supérieure à la vie de l'agresseur... L'arrestation de Adja Astou est excessive! »


Me EL HADJ DIOUF DÉFEND LA PEINE DE MORT : « En valeur absolue, la vie de la victime est supérieure à la vie de l'agresseur... L'arrestation de Adja Astou est excessive! »
Me El Hadj Diouf ne recule d'un iota. Pour l'avocat et homme politique Sénégalais, le Sénégal gagnerait à faire revenir la peine de mort s'il veut juguler cette vague d'assassinats qui secoue le pays.  À en croire l'invité du Grand Jury de ce dimanche, '' en valeur absolue, la vie de la victime est toujours supérieure à la vie de l'agresseur. '' 
Estimant qu'il n'y a rien de dégradant en ôtant la vie aux assassins, Me El Hadj Diouf rappelle en tant que député avoir,  par le passé, voulu introduire une proposition de loi pour le retour de cette peine de mort. Il accusera certains grands bonnets d'avoir réussi à étouffer son initiative au moment où une grosse pointure politique de l'Apr était sauvagement tuée.

 L'avocat de rappeler que la peine de mort ne donne nullement lieu à un nouveau crime définissant le crime comme étant '' une infraction à la loi pénale... Délibérément, on viole la loi. ''. En conséquence de ce qui précède, il juge qu'assimiler '' la sentence à un crime est malhonnête '', non sans marteler qu'elle est de rigueur dans les pays supposés respectueux des droits de l'homme et des libertés individuelles comme les États-Unis.

Interpellé sur la position des organisations de défense des droits de l'homme qui ont fini d'apposer '' leur véto '' au retour de cette loi sur la peine de mort, Me El Hadj Diouf se voudra foudroyant les traitant de structures à dérives maçonniques, ''manipulées, vendues, complices des philosophies occidentales. '' Il ira même plus loin décrivant ces organisations de ''dangereuses dans leur lutte contre l'islam... On n'a pas de  besoin de statistiques. Avant 2004, on n'assistait pas à cette fréquence des assassinats.''

Quant au feuilleton Adja Astou entendue par la justice suite à son discours jugé maladroit sur le viol au Sénégal, Me El Hadj Diouf estime que tout cela est '' excessif " et qu'elle est la résultante d'une '' frénésie judiciaire. '' Pour l'avocat  '' la liberté d'opinion n'est pas garantie au Sénégal. On gagnerait, selon lui,  à fouiller si ce qu'elle dit est vrai ou pas. Ça mérite d'être approfondi au lieu de s'acharner sur cette dame. Pour moi, elle n'a rien fait. Il faut arrêter ça. La presse est menacée. Peut-être que c'est une tentative de museler la presse. Est-ce que le viol se développe dans tel ou tel village où tant telle ou telle communauté  ? '' Voilà dira-t-il la question à laquelle il faut trouver une réponse.
Dimanche 26 Mai 2019
Dakaractu




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