S'il y a quelqu'un qui est pessimiste quant à l'élargissement de Wade-fils, c'est sans nul doute, Me Amadou Sall. Figurez-vous qu'il a surpris plus d'un hier, en martelant que le Président de la Cour et ses assesseurs ne font que suivre des instructions.
Poursuivant de plus belle sa plaidoirie, Me Sall videra pratiquement son chargeur sur la Cour : "Vous conviendrez avec moi que "la justice, ce n’est pas un jeu où les pièges sont permis. Vous n’êtes pas là pour rendre service, mais pour rendre la justice. Vous ne devez accepter d’être le bras armé de qui que ce soit. Nous avons l’impression d’être dans une espèce de théâtre. Tout est déjà fait pour condamner Karim Wade. Condamnez-le! L'essentiel, c'est que les sénégalais sachent d’abord pour quelle raison il va en prison (...)".
Embouchant la même trompette, l'ex garde des sceaux, Me Madické Niang, qui était comme dopé, n'y est pas allé avec le dos de la cuillère : "Toute une stratégie a été orchestrée pour emprisonner Karim Wade. C’est la raison pour laquelle et c'est malheureux, on ne respecte plus certaines règles élémentaires du droit. J’ai failli jeter ma robe d’avocat dans cette salle, quand j’ai vu Bibo Bourgi comparaître avec des perfusions. On lui inflige la torture alors qu’il est souffrant (...)"
Aux yeux de Me Niang, "le renvoi s'impose, si bien entendu, la Cour est animée par l’éclatement de la vérité".
A noter que la Cour va statuer ce jeudi sur la demande de renvoi.
Affaire à suivre donc...