Mbour : une dispute autour d’une robe mal retouchée dégénère, une couturière enceinte porte plainte

Un différend portant sur les retouches d’une robe a pris une tournure judiciaire à Mbour. Une agente de sécurité est accusée d’avoir agressé à son domicile une couturière enceinte de sept mois. L’altercation aurait entraîné des complications de grossesse, selon L’Observateur.


L’affaire commence par une banale commande de couture. Selon L’Observateur, F. Diop, agente de sécurité, avait reçu plusieurs habits de la part de sa belle-famille et les avait confiés à A. Fall, une couturière mariée et enceinte de sept mois, afin d’y effectuer différentes retouches.
 
Après récupération, F. Diop aurait constaté des défauts sur l’une des tenues et serait revenue à deux reprises demander de nouvelles corrections. Les ajustements effectués n’auraient toujours pas répondu à ses attentes.
 
Visiblement mécontente, l’agente de sécurité aurait décidé de se rendre directement au domicile conjugal de la couturière pour récupérer sa robe alors qu’elle aurait déjà réglé l’intégralité de la prestation.
 
D’après le récit de la plaignante rapporté par L’Observateur, la discussion aurait rapidement dégénéré. F. Diop aurait proféré des insultes et des injures contre A. Fall avant de s’en prendre physiquement à elle et de jeter certains de ses effets au sol.
 
Des membres de la belle-famille et des voisins seraient intervenus pour séparer les deux femmes. Malgré cette intervention, l’agente de sécurité aurait refusé de quitter immédiatement les lieux et aurait continué à s’en prendre verbalement à la couturière.
 
A. Fall a ensuite été conduite à l’hôpital Thierno Mouhamadou Mansour Barro de Mbour. Selon le journal, des complications liées à sa grossesse seraient survenues après l’altercation. Un certificat médical lui a accordé une incapacité temporaire de travail de cinq jours.
 
Une plainte a alors été déposée au commissariat central de Mbour.
 
Devant le tribunal, F. Diop a reconnu s’être rendue au domicile de la couturière mais a nié l’avoir frappée. Elle soutient avoir voulu trouver une solution à l’amiable.
 
Son argumentation a toutefois été questionnée lorsqu’elle a déclaré avoir elle-même porté plainte contre la couturière, affirmant que cette dernière lui aurait donné le premier coup au visage. Le président du tribunal lui a alors fait remarquer qu’elle n’avait pas à se rendre au domicile de la couturière et pouvait régler le différend à son atelier.
 
La partie civile a réclamé un million de francs CFA en réparation. La défense a sollicité la relaxe de F. Diop et contesté les accusations formulées contre elle. L’affaire a été mise en délibéré, rapporte L’Observateur.
Samedi 12 Septembre 2026
Dakaractu