Mbour : une dispute autour d’un téléviseur dégénère, la « niarel » mord sa coépouse et lui sectionne la mâchoire gauche

Une banale récupération d’effets personnels après une séparation conjugale a viré à la violente altercation à Mbour. Selon L’Observateur, une femme venue récupérer ses affaires dans son ancien domicile conjugal a été mordue au visage par sa coépouse à la suite d’un différend autour d’un téléviseur. La victime s’est vu prescrire une incapacité temporaire de travail de 15 jours. Poursuivie en justice, la prévenue a finalement été condamnée à trois mois de prison avec sursis.


À l’origine de cette affaire rapportée par L’Observateur se trouve la séparation entre M. Niang, deuxième épouse de Ng. Diouf, et son mari.
 
À la suite d’un différend conjugal, la femme avait été répudiée. Blessée par la séparation, elle était retournée vivre chez ses parents.
 
Quelques jours plus tard, elle décide cependant de revenir dans son ancien domicile conjugal afin de récupérer les affaires personnelles restées dans sa chambre.
 
Elle rassemble ses effets, referme la porte et décide d’emporter la clé.
 
C’est à ce moment que la situation dégénère.
 
 
Selon le récit de L’Observateur, M. Diouf, première épouse de Ng. Diouf, interpelle alors son ancienne coépouse.
 
Elle lui demande de lui remettre la clé de la chambre afin de pouvoir récupérer le téléviseur familial qui s’y trouvait.
 
M. Niang refuse.
 
M. Diouf retourne alors dans la cuisine sans insister davantage.
 
Mais la tension ne retombe pas.
 
 
Face au silence de sa coépouse, M. Niang la rejoint dans la cuisine.
 
C’est là que l’altercation prend une tournure particulièrement violente.
 
Selon L’Observateur, M. Niang mord violemment M. Diouf au niveau du visage, lui sectionnant la mâchoire gauche.
 
La victime est ensuite conduite à l’hôpital Thierno Mouhamadou Mansour Barro de Mbour, où elle est admise aux urgences.
 
Les blessures constatées conduisent les médecins à lui délivrer un certificat médical faisant état d’une incapacité temporaire de travail de 15 jours.
 
 
Munie de son dossier médical, M. Diouf décide de saisir la justice.
 
Elle dépose une plainte contre son ancienne coépouse au commissariat de la police centrale de Mbour.
 
M. Niang est interpellée avant d’être placée sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction.
 
Elle comparaît ensuite devant le tribunal d’instance de Mbour.
 
« Nous partagions tout »
 
À la barre, M. Diouf revient sur les rapports qu’elle entretenait avec son ancienne coépouse.
 
Elle explique qu’elle la considérait comme une sœur et affirme qu’elles partageaient beaucoup de choses.
 
Elle indique notamment avoir laissé le téléviseur familial être installé dans la chambre de M. Niang, où les membres de la famille se réunissaient.
 
C’est dans ce contexte qu’elle dit n’avoir pas compris le refus de son ancienne coépouse de lui permettre de récupérer l’appareil.
 
 
En guise de dommages et intérêts, M. Diouf réclame 50 000 FCFA.
 
Selon L’Observateur, cette somme lui a été versée séance tenante par la famille de M. Niang.
 
De son côté, la prévenue reconnaît les faits qui lui sont reprochés.
 
Elle exprime ses regrets et présente ses excuses.
 
 
Après examen du dossier, le tribunal a rendu son verdict.
 
M. Niang a finalement été condamnée à trois mois de prison assortis du sursis.
Lundi 27 Juillet 2026
Dakaractu