Mbour : un policier perd un œil en intervenant dans une rixe, le suspect désigné reste introuvable

Un policier intervenu pour calmer une violente altercation au quartier Oncad de Mbour a perdu l’usage de son œil gauche. Selon L’Observateur, le neveu d’un maçon est désigné comme l’auteur du coup. L’affaire a été examinée au tribunal, avec un délibéré annoncé pour le 29 septembre.


Une intervention destinée à ramener le calme a eu des conséquences irréversibles pour M. S. Ndiaye. Cet agent de police, en service depuis trois ans, a perdu son œil gauche après avoir été frappé au cours d’une altercation survenue dans la nuit du 16 au 17 juillet 2026, au quartier Oncad de Mbour.


Selon le récit publié par L’Observateur, les événements ont commencé vers deux heures du matin. Un groupe d’individus s’en serait pris au fils d’un maçon, alors que celui-ci dormait. Alertés, les membres de sa famille auraient poursuivi les agresseurs, lesquels se seraient réfugiés dans une maison voisine.


La poursuite aurait provoqué un mouvement de panique parmi les occupants, réveillés en pleine nuit. Habitant en face, le policier serait alors intervenu pour demander au maçon et à ses proches de quitter les lieux.


La situation aurait cependant dégénéré. Dans la confusion, M. S. Ndiaye a reçu un coup de poing à l’œil gauche. L’Observateur rapporte qu’il a été évacué à l’hôpital Thierno Mouhamadoul Mansour Barro de Mbour, où il a reçu des soins. Un certificat médical a ensuite fait état d’une incapacité temporaire de travail de 30 jours, mais l’agent a définitivement perdu l’usage de cet œil.


Une plainte a été déposée. Entendu par les enquêteurs, le maçon aurait désigné son neveu comme l’auteur du coup, en affirmant que ce dernier était parti en Gambie. À l’audience, il a toutefois changé de version, selon le quotidien.


Il a soutenu qu’aucun membre de sa famille n’avait frappé le policier et déclaré n’avoir appris son handicap que plusieurs jours après les faits. Il a également présenté le départ de son neveu en Gambie comme un déplacement destiné à chercher du travail.


La partie civile a demandé cinq millions de FCFA de dommages et intérêts, notamment pour permettre au policier de poursuivre ses soins en Europe. Le représentant du parquet a requis l’application de la loi, sans que l’article ne détaille davantage ses demandes.


Le délibéré a été fixé au 29 septembre. La décision doit intervenir alors que le neveu désigné dans les premières déclarations reste recherché
Mercredi 23 Septembre 2026
Dakaractu