Une commerçante a traduit son fils de 41 ans devant le Tribunal de grande instance de Mbour pour violences sur ascendant et menace de mort. Au cœur de l’affaire, une parcelle familiale que chacun revendique. Selon L’Observateur, le procureur a requis trois mois de prison ferme contre le prévenu.
Une parcelle au centre de la rupture familiale
A. Loum, commerçante, et son fils P. N. Diagne, chauffeur âgé de 41 ans, entretiennent des relations conflictuelles depuis plusieurs années.
Le différend porte principalement sur une parcelle située dans une station balnéaire de la Petite-Côte.
Le 25 juin 2026, alors qu’elle revenait de Chine, la mère a été alertée par ses voisins. Des travaux avaient commencé sur son terrain : un puits avait été construit et des briques, du sable et du béton avaient été déposés sur place.
Après vérification, elle s’est rendue auprès de la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol, avant de déposer une plainte contre X.
L’enquête a rapidement établi que son fils était à l’origine des travaux.
Des injures suivies d’une menace au couteau
Interpellé par les gendarmes, P. N. Diagne a été sommé d’interrompre immédiatement le chantier.
Selon l’accusation, il aurait très mal réagi à cette décision. De retour au domicile familial, il aurait abreuvé sa mère d’injures devant les voisins.
Dans un accès de colère, il se serait ensuite muni d’un couteau et aurait menacé de lui ôter la vie.
L’intervention des voisins aurait permis de mettre la mère à l’abri. Elle a été conduite chez sa fille, dans une autre maison de la Petite-Côte.
Prenant les menaces au sérieux, elle a déposé une nouvelle plainte. Son fils a été convoqué au commissariat central de Mbour, puis placé sous mandat de dépôt.
Le fils revendique la propriété du terrain
Devant le tribunal, le prévenu a contesté avoir menacé ou insulté sa mère.
Il a toutefois reconnu que leurs relations étaient devenues très tendues depuis 2021. Il affirme notamment que sa mère l’accuse de trafic et de consommation de drogue.
Sur le différend foncier, P. N. Diagne soutient que la parcelle lui appartient et qu’elle porterait son nom depuis son enfance, après le décès de son père.
Il a également affirmé avoir travaillé pendant douze années dans le commerce pour sa mère et lui avoir remis plusieurs millions de FCFA.
Une mère qui dit craindre le pire
A. Loum présente de son côté son fils comme un homme violent et indiscipliné.
Elle a rappelé qu’en 2019, il aurait été jugé et condamné à deux ans de prison ferme pour avoir frappé son épouse et lui avoir cassé des dents.
La mère demande désormais que son fils quitte son domicile avant qu’un drame plus grave ne se produise.
À l’audience, les témoignages du jeune frère du prévenu et des enregistrements audio ont été présentés comme des éléments à charge.
Trois mois de prison ferme requis
Le procureur a requis trois mois de prison ferme contre P. N. Diagne.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 21 juillet 2026. Le prévenu reste présumé innocent jusqu’au prononcé de la décision.
Une parcelle au centre de la rupture familiale
A. Loum, commerçante, et son fils P. N. Diagne, chauffeur âgé de 41 ans, entretiennent des relations conflictuelles depuis plusieurs années.
Le différend porte principalement sur une parcelle située dans une station balnéaire de la Petite-Côte.
Le 25 juin 2026, alors qu’elle revenait de Chine, la mère a été alertée par ses voisins. Des travaux avaient commencé sur son terrain : un puits avait été construit et des briques, du sable et du béton avaient été déposés sur place.
Après vérification, elle s’est rendue auprès de la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol, avant de déposer une plainte contre X.
L’enquête a rapidement établi que son fils était à l’origine des travaux.
Des injures suivies d’une menace au couteau
Interpellé par les gendarmes, P. N. Diagne a été sommé d’interrompre immédiatement le chantier.
Selon l’accusation, il aurait très mal réagi à cette décision. De retour au domicile familial, il aurait abreuvé sa mère d’injures devant les voisins.
Dans un accès de colère, il se serait ensuite muni d’un couteau et aurait menacé de lui ôter la vie.
L’intervention des voisins aurait permis de mettre la mère à l’abri. Elle a été conduite chez sa fille, dans une autre maison de la Petite-Côte.
Prenant les menaces au sérieux, elle a déposé une nouvelle plainte. Son fils a été convoqué au commissariat central de Mbour, puis placé sous mandat de dépôt.
Le fils revendique la propriété du terrain
Devant le tribunal, le prévenu a contesté avoir menacé ou insulté sa mère.
Il a toutefois reconnu que leurs relations étaient devenues très tendues depuis 2021. Il affirme notamment que sa mère l’accuse de trafic et de consommation de drogue.
Sur le différend foncier, P. N. Diagne soutient que la parcelle lui appartient et qu’elle porterait son nom depuis son enfance, après le décès de son père.
Il a également affirmé avoir travaillé pendant douze années dans le commerce pour sa mère et lui avoir remis plusieurs millions de FCFA.
Une mère qui dit craindre le pire
A. Loum présente de son côté son fils comme un homme violent et indiscipliné.
Elle a rappelé qu’en 2019, il aurait été jugé et condamné à deux ans de prison ferme pour avoir frappé son épouse et lui avoir cassé des dents.
La mère demande désormais que son fils quitte son domicile avant qu’un drame plus grave ne se produise.
À l’audience, les témoignages du jeune frère du prévenu et des enregistrements audio ont été présentés comme des éléments à charge.
Trois mois de prison ferme requis
Le procureur a requis trois mois de prison ferme contre P. N. Diagne.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 21 juillet 2026. Le prévenu reste présumé innocent jusqu’au prononcé de la décision.