Une enquête sur la drogue qui révèle une autre affaire
L’affaire commence par une dénonciation visant un vaste réseau présumé de trafic de crack entre Dakar et Mbour. Alertés le 11 juin 2026, les gendarmes de la brigade de recherches de Saly ouvrent une enquête. A.Z. Diallo et son acolyte M. Ba, établi à Dakar, sont alors soupçonnés d’être au cœur de ce réseau.
Une descente nocturne est organisée à l’appartement d’A.Z. Diallo. Sur place, les gendarmes découvrent les deux hommes en pleine consommation de crack, une drogue qui aurait été ramenée de Dakar par M. Ba.
Une femme perfusée dans une chambre
Mais au cours de la perquisition, les enquêteurs font une découverte beaucoup plus troublante. Dans l’une des chambres, une femme est retrouvée allongée sur un lit, en train de se faire perfuser par celui que ses patients appelaient « Dr Diallo ».
Selon L’observateur, la femme venait de subir un avortement provoqué par A.Z. Diallo. Les gendarmes décident alors de fouiller plus en profondeur l’appartement.
Un arsenal médical découvert
La perquisition permet de mettre la main sur plusieurs objets liés à l’exercice de la médecine. Les enquêteurs découvrent notamment douze boîtes vides de Misodia, un oxymètre de pouls, des médicaments pour avortement, un produit appelé « oxy-one », une blouse blanche portant l’enseigne de la clinique « Urgences 24 », ainsi que des cachets de médecin provenant de cette clinique et d’une autre structure dénommée « Asta Seck ».
Ces éléments sont saisis et placés sous scellés. Après leur garde à vue, les deux hommes sont déférés puis placés sous mandat de dépôt.
Un ancien ambulancier devenu « Dr Diallo »
Devant le tribunal de grande instance de Mbour, les deux prévenus sont revenus sur les circonstances de leur arrestation. M. Ba a nié toute implication dans les activités médicales illicites de son codétenu. Il a soutenu que sa relation avec A.Z. Diallo se limitait au trafic et à la consommation de drogue dure.
A.Z. Diallo, lui, a d’abord tenté de nier les faits. Mais selon L’observateur, il a fini par reconnaître avoir pratiqué pendant huit ans des avortements clandestins dans son appartement pour certaines patientes.
La directrice de la clinique « Urgences 24 », constituée partie civile, a précisé qu’A.Z. Diallo n’était qu’un ambulancier ayant travaillé dans la structure entre 2018 et 2021, avant d’être licencié pour des faits similaires. Le responsable de la clinique « Asta Seck » a également indiqué qu’il avait mis fin au stage de l’intéressé après lui avoir demandé de présenter un diplôme.
Deux ans de prison requis
Le procureur a vivement dénoncé le comportement des deux prévenus. Il a requis une peine de deux ans de prison ferme à leur encontre. Le délibéré a été fixé au 30 juin.
L’affaire commence par une dénonciation visant un vaste réseau présumé de trafic de crack entre Dakar et Mbour. Alertés le 11 juin 2026, les gendarmes de la brigade de recherches de Saly ouvrent une enquête. A.Z. Diallo et son acolyte M. Ba, établi à Dakar, sont alors soupçonnés d’être au cœur de ce réseau.
Une descente nocturne est organisée à l’appartement d’A.Z. Diallo. Sur place, les gendarmes découvrent les deux hommes en pleine consommation de crack, une drogue qui aurait été ramenée de Dakar par M. Ba.
Une femme perfusée dans une chambre
Mais au cours de la perquisition, les enquêteurs font une découverte beaucoup plus troublante. Dans l’une des chambres, une femme est retrouvée allongée sur un lit, en train de se faire perfuser par celui que ses patients appelaient « Dr Diallo ».
Selon L’observateur, la femme venait de subir un avortement provoqué par A.Z. Diallo. Les gendarmes décident alors de fouiller plus en profondeur l’appartement.
Un arsenal médical découvert
La perquisition permet de mettre la main sur plusieurs objets liés à l’exercice de la médecine. Les enquêteurs découvrent notamment douze boîtes vides de Misodia, un oxymètre de pouls, des médicaments pour avortement, un produit appelé « oxy-one », une blouse blanche portant l’enseigne de la clinique « Urgences 24 », ainsi que des cachets de médecin provenant de cette clinique et d’une autre structure dénommée « Asta Seck ».
Ces éléments sont saisis et placés sous scellés. Après leur garde à vue, les deux hommes sont déférés puis placés sous mandat de dépôt.
Un ancien ambulancier devenu « Dr Diallo »
Devant le tribunal de grande instance de Mbour, les deux prévenus sont revenus sur les circonstances de leur arrestation. M. Ba a nié toute implication dans les activités médicales illicites de son codétenu. Il a soutenu que sa relation avec A.Z. Diallo se limitait au trafic et à la consommation de drogue dure.
A.Z. Diallo, lui, a d’abord tenté de nier les faits. Mais selon L’observateur, il a fini par reconnaître avoir pratiqué pendant huit ans des avortements clandestins dans son appartement pour certaines patientes.
La directrice de la clinique « Urgences 24 », constituée partie civile, a précisé qu’A.Z. Diallo n’était qu’un ambulancier ayant travaillé dans la structure entre 2018 et 2021, avant d’être licencié pour des faits similaires. Le responsable de la clinique « Asta Seck » a également indiqué qu’il avait mis fin au stage de l’intéressé après lui avoir demandé de présenter un diplôme.
Deux ans de prison requis
Le procureur a vivement dénoncé le comportement des deux prévenus. Il a requis une peine de deux ans de prison ferme à leur encontre. Le délibéré a été fixé au 30 juin.