Mbour : après une dot de 4 millions et plusieurs dépenses, le mariage est annulé à trois jours de la cérémonie… un Français réclame réparation

Un ressortissant français accuse son ancienne fiancée de l’avoir trompé sur ses intentions après avoir financé une dot, des études et des travaux dans la maison familiale. Selon L’Observateur, la jeune femme a annoncé son refus de l’épouser trois jours avant la cérémonie. L’affaire a été portée devant le tribunal d’instance de Mbour, qui doit rendre sa décision le 12 novembre 2026.


Le projet de mariage s’est transformé en contentieux judiciaire. À Mbour, F. Monteil, un ressortissant français, accuse M. L. Kandji et son père d’escroquerie au mariage, rapporte L’Observateur. Il réclame dix millions de francs CFA de dommages et intérêts.
 
Selon son récit, la relation a commencé en septembre 2024, pendant des vacances sur la Petite-Côte. Il aurait rencontré la jeune femme par l’intermédiaire de son oncle. Les deux auraient rapidement noué une relation et envisagé un départ commun pour la France.
 
Le père de la jeune femme se serait opposé à ce projet et aurait demandé au ressortissant français de se convertir à l’islam, puis d’épouser sa fille selon les prescriptions musulmanes. F. Monteil affirme avoir accepté ces conditions. En mars 2025, il serait revenu au Sénégal pour rencontrer son futur beau-père et convenir d’un mariage fixé au 28 décembre 2025.
 
Avant cette échéance, le plaignant dit avoir engagé plusieurs dépenses. Il aurait financé des travaux dans la maison familiale, pris en charge les études de sa fiancée, acheté un téléphone portable et versé une dot de quatre millions de francs CFA. Une somme supplémentaire de 900 000 francs CFA aurait été sollicitée pour l’organisation d’un enterrement de vie de jeune fille.
 
Le 25 décembre 2025, soit trois jours avant le mariage prévu, F. Monteil est arrivé au Sénégal. C’est alors que la jeune femme lui aurait annoncé qu’elle ne souhaitait plus l’épouser. Selon les propos rapportés à l’audience, elle aurait expliqué ne pas l’aimer, avoir subi une pression familiale et être toujours amoureuse de son ancien compagnon.
 
Le ressortissant français affirme avoir été profondément affecté par cette rupture. Après un retour en France pour des soins, il est revenu déposer plainte. À la barre, il a soutenu que sa fiancée lui avait caché ses intentions dès le départ et aurait cherché à obtenir de lui un soutien financier.
 
Le père de la jeune femme a reconnu l’aide apportée à sa famille, mais nié avoir conseillé à sa fille de tromper le plaignant ou l’avoir contrainte au mariage. Il a, pour sa part, mis en cause l’influence de la mère et de l’oncle de celle-ci.
 
Les versions restent donc opposées. Le procureur a requis l’application de la loi et le tribunal a fixé son délibéré au 12 novembre 2026.
Mercredi 30 Septembre 2026
Dakaractu