Le mis en cause risque de passer plusieurs années à la Maison d'arrêt et de correction (Mac) de Mhour, si la présidente du tribunal suit les réquisitions du parquet.
Les faits remontent au 31 octobre 2025 vers 21h selon l'Observateur. Ce soir-il, profitant de la fête d'anniversaire de sa petite sœur, B. Diao trompe la vigilance de sa mère et quitte discrètement la maison familiale pour rejoindre dans la rue son petit-ami F. Sow. Les deux jeunes restent ensemble durant plusieurs heures, dans un coin sombre du quartier. Selon les premiers éléments de l'enquête, F. Sow aurait conseillé à sa petite-amie de rentrer chez elle, mais l'adolescente aurait refusé, affirmant craindre une sévère correction de la part du frère cadet de son père. Face à son refus catégorique, F. Sow décide alors de l'emmener passer la nuit au domicile de son ami I. Tine, sur la terrasse laquelle ils s'installent en attendant « de trouver une solution», Au cours de la nuit, alors que les deux jeunes seraient couchés sur la terrasse et entretenus des relations chamelles, le père de la fillette, établi en Europe, rentre chez lui à l’improviste. Il constate immédiatement l’absence de sa fille. Informé de la relation entre celle-ci, qui a 16 ans, et F. Sow, un jeune homme de 25 ans, il se lance, avec les membres de sa famille, à leur recherche.
En vain. Toujours dans la même nuit, il sollicite ses voisins pour tenter de convaincre F. Sow de libérer sa fille. Mais leurs démarches restent infructueuses. Le lendemain matin, la famille reprend les recherches. La fillette est finalement retrouvée aux côtés de son amant, dans le même lit, sur la terrasse du domicile d' I. Tine.
Sous le choc, ses parents l'emmènent immédiatement à l'hôpital Thierno Mouhamadoul Mansour Barro de Mbour. Après examen , le gynécologue confirme que la Jeune file a eu des rapports sexuels, tout en précisant que la défloration de l'hymen est ancienne. Les parents déposent alors une plainte au commissariat de Mbour. F. Sow est interpellé, puis placé sous mandat de dépôt. Hier, devant la barre du tribunal de grande instance de Mbour,
F. Sow a livré sa version. Elle affirme avoir plusieurs fois demandé à sa petite-amie de rentrer chez elle avant de l’emmener chez son ami, dit-il, elle devait passer seule la nuit sur la terrasse. Il nie formellement avoir eu un quelconque rapport sexuel avec la mineure ce soir-là. Mais son ami I. Tine, entendu comme témoin, contredit ses propos, et affirme devant la présidente du tribunal que les deux jeunes ont bel et bien passé la nuit ensemble, dans le même lit, sur sa terrasse.
Quant à B. Diao, elle contredit à la fois ses parents et le témoin. En larmes, elle nie à la barre avoir eu des relations sexuelles cette nuit-là, contrairement à ses déclarations initiales lors de l’enquête préliminaire. Elle insiste sur le fait que son amant en est pour rien» dans sa figue et affirme qu'elle l’a joint volontairement, par crainte de représailles familiales. Pour le procureur de la République, les éléments sont clairs: compte tenu de l’âge de la jeune fille et du refus de F. Sow de la restituer à ses parents alors qu'elle était activement recherchée sa responsabilité pénale est pleinement engagée. Il requiert 5 ans de prison ferme ainsi qu’une amende de 100.000 francs CFA. Le délibéré est fixé au 25 novembre prochain.