Mbaye Dione hausse le ton après le rejet de la LFR : « Maintenant, c’est clair ! Nous vivons une crise institutionnelle instaurée par Pastef »


Le député non-inscrit Mbaye Dione a dénoncé une crise institutionnelle provoquée, selon lui, par le groupe parlementaire Pastef, qui a refusé de voter le projet de loi de finances rectificative. Il estime que les arguments avancés par l’opposition ne résistent pas à l’examen et met en garde contre les conséquences sur l’image du pays.

 

Devant la presse, le député non-inscrit Mbaye Dione a affirmé que le pays traverse une crise à la fois financière, économique, politique et désormais institutionnelle et a directement mis en cause le groupe parlementaire Pastef, qu’il accuse d’avoir catégoriquement refusé de voter le projet de loi de finances rectificative « sous couvert d’arguments fallacieux ».

 

À en croire le député, les arguments avancés aujourd’hui par l’opposition étaient déjà valables en 2024 et en 2025, lorsque les lois de finances rectificatives ont été votées. Il a contesté l’idée selon laquelle l’Assemblée nationale aurait été écartée de l’élaboration du budget, affirmant que celle-ci n’y a jamais été associée lors des exercices précédents. « C’est totalement faux », a-t-il soutenu.

 

Mbaye Dione a également rejeté l’idée que le gouvernement n’ait pas fait preuve d’ouverture. Il affirme que l’exécutif a transmis toute la documentation demandée, une documentation que, selon lui, les députés n’avaient jamais reçue auparavant. Il s’est dit choqué d’entendre les députés de Pastef réclamer le rapport Mazars et les rapports de l’IGF, alors que lui-même et d’autres les réclamaient depuis deux ans. Mbaye Dione estime par ailleurs que le centre de décision politique a changé, avec l’accession de l’ancien Premier ministre à la présidence de l’Assemblée nationale. Il accuse ce dernier de vouloir utiliser l’institution parlementaire à des fins de combat politique et appelle le président de la République à prendre ses responsabilités.

 

En terminant ses propos, le parlementaire a regretté que le débat n’ait pas pu avoir lieu. Il reproche à ses collègues d’avoir eu recours à une question préalable pour clore mécaniquement les discussions, sans leur donner l’occasion de s’expliquer. « C’est regrettable pour une démocratie. Le Sénégal ne mérite pas ça », a-t-il déclaré. Il a averti que cette situation renvoyait une image catastrophique à la communauté internationale, aux bailleurs et au FMI.

Mardi 3 Novembre 2026
Cheikh Sadibou Fall