Massacre de Boffa : Me Assane Dioma Ndiaye intrigué par l’intrusion du conflit en Casamance dans le discours de fin d’année du Président Sall


Massacre de Boffa : Me Assane Dioma Ndiaye intrigué par l’intrusion du conflit en Casamance dans le discours de fin d’année du Président Sall
Les réactions sur le meurtre de 13 personnes dans la forêt de Boffa, à 7 kilomètres de Ziguinchor hier, se multiplient.  Et celle de Me Assane Dioma Ndiaye, semble poser une question sur « l’intrusion brusque et inattendue du conflit en Casamance dans le discours de fin d’année du Président de la République » et cet acte de défiance.
« Au delà de l’émotionnel suscité chez nous, force est de reconnaître que l’intrusion brusque et inattendue du conflit en Casamance dans le discours de fin d’année du Président de la République alors que l’imaginaire collectif avait fini de faire le deuil d’un conflit qui n’aurait jamais dû naître, avait déjà intrigué beaucoup de Sénégalais » rappelle t’il d’abord.  
Pour l’avocat en effet, explicite-t-il par la suite, « la majeure partie des Sénégalais étaient acquis à l’idée que la paix en Casamance était irréversible et que les attaques meurtrières à grande échelle relevaient du passé. Et même les discours officiels s’articulaient  depuis quelques temps en termes de consolidation de la paix ».
 Dans ce contexte donc poursuivra-t-il,  l’appel du Président de la République apparaît avec le recul et dans une perspective d’analyse a posteriori comme l’expression d’une vraie préoccupation actuelle.
« Tous les spécialistes conviennent que l’assassinat de ces 13 jeunes Sénégalais s’inscrit dans une violence organisée voire planifiée qui laisse croire une résurgence du conflit en Casamance. Ceci suscite naturellement des interpellations légitimes et nécessairement un devoir d’inventaire de la part de l’État de manière à ce que les citoyens désarmés, principales victimes de ces crimes puissent savoir à quoi s’en tenir, mais également qu’un pacte autour d une paix durable et définitive puisse être scellé dans les meilleurs délais ».
Pour finir, l’avocat d’appeler enfin à préserver davantage la vie d’innocents citoyens « qui ne sauraient constituer des cibles expiatoires » et martèle qu’aucune cause ne pourrait exonérer des crimes aussi odieux ».

Dimanche 7 Janvier 2018
Dakar actu




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