Sur les images diffusées à la télévision nationale marocaine, les ministres sont appelés les uns après les autres devant le roi, vêtus de costumes noirs et de cravates, avant une prestation de serment collective au palais royal de Rabat.
Depuis sa nomination à la tête du gouvernement par le souverain, le 29 septembre dernier, Fatima Ezzahra El Mansouri a multiplié les consultations avec les partis politiques afin de constituer une majorité et de préparer la composition du nouvel exécutif.
Dix ministres reconduits
Loin de représenter un gouvernement de rupture, il s'agit plutôt d'un exercice de continuité institutionnelle, puisque plusieurs membres de l'ancienne équipe sont reconduits. Dix départements retrouvent ainsi leurs précédents titulaires, notamment des portefeuilles régaliens comme ceux de l'Intérieur, des Affaires étrangères ou encore de la Justice.
Les ministres de l'Intérieur, des Affaires islamiques et des Affaires étrangères cumulent, à eux trois, 41 années de présence au gouvernement. Une longévité qui illustre la stabilité ministérielle caractérisant les départements régaliens marocains depuis près d'une décennie.
Parmi les changements, Faouzi Lekjaa, jusqu'ici ministre délégué chargé du Budget et président de la Fédération royale marocaine de football, prend la tête du ministère de l'Économie et des Finances. Dix-sept personnalités issues du monde universitaire, de l'administration, de la politique ou du secteur privé accèdent, quant à elles, pour la première fois à des fonctions ministérielles. Le nouvel exécutif compte sept femmes, dont la cheffe du gouvernement.
Une coalition dominée par le PAM
Le Parti authenticité et modernité (PAM) – arrivé en tête des législatives du 23 septembre, avec 97 sièges remportés –, avait annoncé lundi avoir trouvé un accord avec trois formations : l'Istiqlal (droite), l'Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS).
Le PAM obtient dix postes ministériels, contre six pour l'Istiqlal, cinq pour l'USFP et trois pour le PPS. Les autres membres du gouvernement n'ont aucune affiliation partisane. La coalition totalise 207 sièges à la Chambre des représentants, suffisamment pour obtenir la majorité absolue et franchir l'épreuve du vote de confiance. Le nouvel exécutif devra ensuite rapidement se mettre au travail pour déposer, avant le 20 octobre, le projet de loi de finances 2027 au bureau de la Chambre des représentants.
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