Mame Boye Diao, directeur national des domaines, parrain de l’ONGAM et de l’ODCAV à Kolda : « Et si Sadio Mané avait ce qu’il avait ici… Peut être bien qu’il n’aurait pas fui par ce qu’il serait déjà chez lui… »


En marge du coup d’envoi des phases nationales de l’Ongam à Kolda ce vendredi 20 décembre, le parrain de l’événement  Mame Boye Diao a tenu un point de presse pour échanger avec les parties prenantes sur cet événement. Mais également, il est parrain de la finale de la zone 2 de l’Odcav qui se joue demain 21 décembre.

À en croire le parrain sur le manque de centre de formation, « si Sadio Mané avait un centre de formation ici, il aurait pu éclore ici, depuis très longtemps. Peut être bien qu’il n’aurait pas fui parce qu’il serait déjà chez lui. Mais malheureusement, les expériences que nous avons en Casamance  des centres de formation aux normes ont échoué, car les acteurs du monde sportif ont été ignorés. Et nous, nous allons l’inscrire dans les directives et travailler dans le long terme. Nous savons que Bambali est à 45 minutes d’ici », souligne-t-il.

Saisissant cette occasion, il a annoncé : «  il faut qu’on mette ici un centre de formation  de football aux normes. Je lance un pari pour Kolda et cela fait 6 mois que j’y travaille. J’ai senti que nous avons le talent ici.  Ce qui se fait à Saly peut se réaliser chez nous aussi. Et l’avantage de l’avoir, est que nous polarisons la sous-région. Ceux qui sont dans les autres centres viennent d’ici essentiellement, mais ce sont les moyens qui font défaut en management. Moi ce que je peux faire, c’est d’amener les investisseurs pour le grand bénéfice du sport koldois et que cela produise aussi de la valeur ajoutée. Et ce ne sera pas un outil qui va m’appartenir, mais aux jeunes koldois. J’ai presque fini les démarches et j’attendais l’occasion pour échanger avec vous sur cela... Parfois on fait un discours, mais les gens ne comprennent pas toute la portée du message ».

Aux jeunes, il lancera un appel en ces termes : « je magnifie l’esprit de solidarité des koldois. Mais ce qui nous manquait peut être c’est cet esprit de solidarité. Cette cohésion d’ensemble que nous devons avoir pour défendre les mêmes causes, sans que la politique ne soit l’incursion qui va nous diviser car cela ne sert à rien. Nous avons tous une vie avant la politique et nous aurons toujours une vie après la politique. Mais  nous serons toujours avec ce dénominateur commun qui est Kolda. Donc acteurs sportifs de quelque bord que vous soyez, ce qui doit vous importer c’est le destin de Kolda. Pour ça, on oublie les chapelles politiques, nos différences et même nos rivalités de club. C’est un appel qui me tient vraiment à cœur... »
Vendredi 20 Décembre 2019
Dakaractu




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