Mamapatim (Kolda) : Adja Fatou Diallo (présidente communale des femmes) « Malgré l’arrivée de l’électricité, les femmes demandent l’aide de l’État... »


Pour ce premier week-end du mois d’avril, Dakaractu/Kolda s’est rendu dans la commune de Mampatim pour rencontrer les acteurs de la vie active de cette commune. 
Ainsi, nous avons donné la parole à Adja Fatou Diallo, présidente communale des groupements de femmes qui égrène ici leurs difficultés, et liste leurs doléances. Aussi, à travers elle, nous avons voulu mettre en exergue la vie de la femme du monde rural. En ce sens, elle a abordé l’émancipation, l’autonomisation, la formation et la santé des femmes. 
Dans la foulée, elle n’a pas manqué d’inviter la première dame Marième Faye Sall à venir voir et appuyer les femmes de sa commune. 
Selon elle toujours, « nous nous sommes constituées en groupement pour faire face à nos besoins dans le monde rural en l’absence des banques. Et notre plateforme regroupe plus de 3.000 membres. On s’active dans l’agriculture, le maraichage et le commerce. Mais notre activité principale demeure l’agriculture avec peu de moyens. D’ailleurs, la femme du monde rural le plus souvent analphabète, reste dans une bulle. » C’est pourquoi, elle précise : « ce travail reste trop pénible pour nous avec des moyens rudimentaires qui affectent la santé de la femme. Aujourd’hui, beaucoup de mes consœurs souffrent de maux de dos, de maladies liées à la fatigue, l’anémie entre autres. » 
Dans la foulée, elle invite « la première dame,  Marième Faye Sall, à venir voir les conditions de travail des braves femmes de l’arrondissement de Mampatim... Nous voudrions qu’elle nous aide foncièrement dans notre autonomisation. Malgré l’arrivée de l’électricité (haute tension), les femmes demandent l’aide de l’État pour alléger leurs durs travaux ménagers et champêtres. C’est fort de ces constats que nous voulons que la première dame nous appuie dans nos activités... » 
« Nous interpellons les autorités politiques à nous associer davantage dans la formation et la transformation des produits locaux, l’identification des besoins, et notre autonomisation. » Et sur le plan sanitaire, elle avance : « nous avons des difficultés surtout celle liée aux femmes. Aujourd’hui, nous avons une échographie qui ne fonctionne qu’un jour par semaine alors qu’il pourrait fonctionner chaque jour. Il y’a des femmes qui passent des jours ici sans faire l’échographie. C’est pourquoi, nous voudrions que l’on rectifie cette situation au grand bonheur des femmes… »
Dimanche 3 Avril 2022
Dakaractu



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