Le dernier mis en cause encore derrière les barreaux
L’affaire foncière du palais de justice de Pikine-Guédiawaye continue de susciter des interrogations, particulièrement autour du maintien en détention de l’ancien directeur des Domaines, Mamadou Guèye.
Arrêté le 30 mars 2026 dans le cadre de cette enquête, il serait désormais le dernier mis en cause à demeurer en prison, rapporte L’Observateur. Les autres personnes impliquées dans le dossier auraient, au fil des semaines, bénéficié d’un allègement progressif de leur situation judiciaire.
Parmi elles figurent notamment l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, ainsi que l’ancien directeur des Domaines, Mame Boye Diao. Ce dernier avait été placé sous bracelet électronique, avant de voir cette mesure restrictive levée.
Cette évolution nourrit l’incompréhension de la défense de Mamadou Guèye. Son avocat, Me Mamadou Guèye Mbow, estime que la situation de son client est devenue difficilement compréhensible, particulièrement au regard du traitement réservé aux autres personnes mises en cause.
Une instruction que la défense juge immobilisée
La défense ne conteste pas seulement la durée de la détention. Elle affirme également que l’instruction n’aurait connu aucune avancée notable depuis plusieurs mois.
Selon les déclarations rapportées par L’Observateur, Mamadou Guèye attendrait toujours d’être entendu sur le fond, alors que les actes d’instruction se feraient rares. Son conseil soutient qu’aucune mesure nouvelle ne serait venue justifier la prolongation de son incarcération.
L’avocat explique avoir demandé que son client soit entendu au fond, mais également qu’il soit confronté à certaines personnes concernées par la procédure. Ces démarches n’auraient pas encore abouti.
Pour Me Mamadou Guèye Mbow, cette absence d’évolution renforce l’impression d’une détention prolongée dans un dossier où plusieurs autres mis en cause ont déjà retrouvé la liberté.
Une première demande de liberté provisoire rejetée
La défense avait introduit une première demande de mise en liberté provisoire. Celle-ci a été rejetée.
Un appel a ensuite été interjeté, mais la Cour d’appel a confirmé la décision initiale. Malgré cet échec, les avocats ont engagé une nouvelle démarche, toujours dans l’objectif d’obtenir une mesure moins contraignante que la détention en prison.
Selon L’Observateur, la nouvelle requête ne se limite pas à une demande de liberté pure et simple. La défense a également sollicité, à titre subsidiaire, le placement de Mamadou Guèye sous bracelet électronique.
Cette option permettrait, selon ses avocats, de maintenir leur client à la disposition de la justice tout en mettant un terme à son incarcération.
Une nouvelle requête déposée, puis rejetée
Face au maintien en détention, Mamadou Guèye aurait décidé d’adapter sa stratégie judiciaire.
Sa défense a déposé une seconde requête dans laquelle elle réclamait soit une remise en liberté, soit un traitement équivalent à celui accordé à d’autres mis en cause, notamment le placement sous bracelet électronique.
L’avocat précise que l’État serait la seule partie à s’être opposée à cette demande. Celle-ci a finalement été rejetée, ce qui a conduit la défense à interjeter immédiatement appel.
L’audience d’appel aurait été fixée au 10 juillet 2026. Toutefois, au moment de la publication de l’article de L’Observateur, la décision n’avait toujours pas été rendue.
L’absence de Mamadou Guèye du territoire national contestée
L’un des arguments utilisés pour justifier la détention serait lié à l’absence de Mamadou Guèye du territoire national au moment où l’enquête s’est accélérée.
La défense rejette la thèse d’une fuite. Elle affirme que l’ancien directeur des Domaines avait quitté le Sénégal pour l’étranger à bord de son propre véhicule, dans le but de recevoir des soins médicaux.
Son avocat soutient qu’une personne cherchant à échapper à la justice n’aurait vraisemblablement pas choisi un moyen de déplacement aussi facilement identifiable.
Me Mamadou Guèye Mbow indique également avoir personnellement adressé un courrier officiel au juge pour informer la justice du déplacement de son client. Cette démarche aurait été motivée par la nécessité de suivre un protocole médical et d’honorer des rendez-vous avec son médecin traitant.
Pour la défense, ces éléments excluent toute volonté de fuite ou de soustraction à la justice.
La défense attaque aussi le fond du dossier
Au-delà de la détention provisoire, les avocats contestent la responsabilité de Mamadou Guèye dans l’affaire foncière.
L’ancien directeur des Domaines aurait fait l’objet de poursuites dans une procédure portant sur des actes intervenus entre 2021 et 2022. Or, selon sa défense, Mamadou Guèye n’aurait accédé aux fonctions de directeur des Domaines qu’en mars 2023.
Cette chronologie constitue l’un des principaux arguments avancés pour contester son implication.
Me Mamadou Guèye Mbow soutient qu’il serait difficile d’imputer à son client des actes accomplis avant son entrée en fonction. Il estime également que la responsabilité attachée à une fonction administrative doit être appréciée en tenant compte des périodes précises durant lesquelles les faits se seraient produits.
« Nous demandons simplement qu’il bénéficie du minimum »
La défense affirme ne pas réclamer un traitement de faveur. Elle demande plutôt que Mamadou Guèye puisse bénéficier des mêmes garanties que les autres personnes poursuivies dans ce dossier.
Ses avocats plaident ainsi pour une liberté provisoire, éventuellement assortie d’un contrôle judiciaire ou du port d’un bracelet électronique.
L’affaire foncière du palais de justice de Pikine-Guédiawaye continue de susciter des interrogations, particulièrement autour du maintien en détention de l’ancien directeur des Domaines, Mamadou Guèye.
Arrêté le 30 mars 2026 dans le cadre de cette enquête, il serait désormais le dernier mis en cause à demeurer en prison, rapporte L’Observateur. Les autres personnes impliquées dans le dossier auraient, au fil des semaines, bénéficié d’un allègement progressif de leur situation judiciaire.
Parmi elles figurent notamment l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, ainsi que l’ancien directeur des Domaines, Mame Boye Diao. Ce dernier avait été placé sous bracelet électronique, avant de voir cette mesure restrictive levée.
Cette évolution nourrit l’incompréhension de la défense de Mamadou Guèye. Son avocat, Me Mamadou Guèye Mbow, estime que la situation de son client est devenue difficilement compréhensible, particulièrement au regard du traitement réservé aux autres personnes mises en cause.
Une instruction que la défense juge immobilisée
La défense ne conteste pas seulement la durée de la détention. Elle affirme également que l’instruction n’aurait connu aucune avancée notable depuis plusieurs mois.
Selon les déclarations rapportées par L’Observateur, Mamadou Guèye attendrait toujours d’être entendu sur le fond, alors que les actes d’instruction se feraient rares. Son conseil soutient qu’aucune mesure nouvelle ne serait venue justifier la prolongation de son incarcération.
L’avocat explique avoir demandé que son client soit entendu au fond, mais également qu’il soit confronté à certaines personnes concernées par la procédure. Ces démarches n’auraient pas encore abouti.
Pour Me Mamadou Guèye Mbow, cette absence d’évolution renforce l’impression d’une détention prolongée dans un dossier où plusieurs autres mis en cause ont déjà retrouvé la liberté.
Une première demande de liberté provisoire rejetée
La défense avait introduit une première demande de mise en liberté provisoire. Celle-ci a été rejetée.
Un appel a ensuite été interjeté, mais la Cour d’appel a confirmé la décision initiale. Malgré cet échec, les avocats ont engagé une nouvelle démarche, toujours dans l’objectif d’obtenir une mesure moins contraignante que la détention en prison.
Selon L’Observateur, la nouvelle requête ne se limite pas à une demande de liberté pure et simple. La défense a également sollicité, à titre subsidiaire, le placement de Mamadou Guèye sous bracelet électronique.
Cette option permettrait, selon ses avocats, de maintenir leur client à la disposition de la justice tout en mettant un terme à son incarcération.
Une nouvelle requête déposée, puis rejetée
Face au maintien en détention, Mamadou Guèye aurait décidé d’adapter sa stratégie judiciaire.
Sa défense a déposé une seconde requête dans laquelle elle réclamait soit une remise en liberté, soit un traitement équivalent à celui accordé à d’autres mis en cause, notamment le placement sous bracelet électronique.
L’avocat précise que l’État serait la seule partie à s’être opposée à cette demande. Celle-ci a finalement été rejetée, ce qui a conduit la défense à interjeter immédiatement appel.
L’audience d’appel aurait été fixée au 10 juillet 2026. Toutefois, au moment de la publication de l’article de L’Observateur, la décision n’avait toujours pas été rendue.
L’absence de Mamadou Guèye du territoire national contestée
L’un des arguments utilisés pour justifier la détention serait lié à l’absence de Mamadou Guèye du territoire national au moment où l’enquête s’est accélérée.
La défense rejette la thèse d’une fuite. Elle affirme que l’ancien directeur des Domaines avait quitté le Sénégal pour l’étranger à bord de son propre véhicule, dans le but de recevoir des soins médicaux.
Son avocat soutient qu’une personne cherchant à échapper à la justice n’aurait vraisemblablement pas choisi un moyen de déplacement aussi facilement identifiable.
Me Mamadou Guèye Mbow indique également avoir personnellement adressé un courrier officiel au juge pour informer la justice du déplacement de son client. Cette démarche aurait été motivée par la nécessité de suivre un protocole médical et d’honorer des rendez-vous avec son médecin traitant.
Pour la défense, ces éléments excluent toute volonté de fuite ou de soustraction à la justice.
La défense attaque aussi le fond du dossier
Au-delà de la détention provisoire, les avocats contestent la responsabilité de Mamadou Guèye dans l’affaire foncière.
L’ancien directeur des Domaines aurait fait l’objet de poursuites dans une procédure portant sur des actes intervenus entre 2021 et 2022. Or, selon sa défense, Mamadou Guèye n’aurait accédé aux fonctions de directeur des Domaines qu’en mars 2023.
Cette chronologie constitue l’un des principaux arguments avancés pour contester son implication.
Me Mamadou Guèye Mbow soutient qu’il serait difficile d’imputer à son client des actes accomplis avant son entrée en fonction. Il estime également que la responsabilité attachée à une fonction administrative doit être appréciée en tenant compte des périodes précises durant lesquelles les faits se seraient produits.
« Nous demandons simplement qu’il bénéficie du minimum »
La défense affirme ne pas réclamer un traitement de faveur. Elle demande plutôt que Mamadou Guèye puisse bénéficier des mêmes garanties que les autres personnes poursuivies dans ce dossier.
Ses avocats plaident ainsi pour une liberté provisoire, éventuellement assortie d’un contrôle judiciaire ou du port d’un bracelet électronique.