Mamadou Diop Decroix met en garde Macky contre les « faucons » : « Ce sont les mêmes qui poussaient Abdou Douf à refuser la victoire de Abdoulaye Wade»

Lors de son discours d’investiture de ce samedi, Mamadou Diop Decroix a beaucoup insisté sur la nécessaire transparence de la présidentielle à venir.
En acteur privilégié des hautes luttes ayant précédé les grandes conquêtes démocratiques depuis Mai 1968, le leader de Aj / Pads est revenu sur le contentieux post-électoral de 1988 pour rappeler que le pays avait frôlé le pire et qu’il fallut l’ouverture d’un dialogue politique entre Abdou Diouf et son challenger historique Me Abdoulaye Wade pour créer les conditions d’élections transparentes et stables à la faveur du code consensuel de 1992. Lequel, selon l’ex-compagnon de Landing Savané, avait permis aux Sénégalais de voter dans la paix de 1992 à 2014. Cependant, pour Diop Decroix, ce consensus est rompu sous Macky Sall. « Le régime ne peut pas voler les élections, mais il compte arracher une victoire », se laisse-t-il convaincre.
Il en veut pour preuve : « 45 % des électeurs ont été privés de vote. (…). Au référendum de 2016, 80 % des électeurs ont voté non. Macky Sall obtint 20% et redoutant une catastrophe aux législatives, sur 271 000 inscrits de Touba, seuls 60 000 ont voté ».
« Une lourde responsabilité pèse sur les épaules de l’opposition. J’ai la ferme conviction que l’opposition sera à la hauteur de ses responsabilités. Dieu ne va pas descendre pour aider ses croyants au Sénégal à vaincre Macky Sall. Nous devons nous unir, unir nos intelligences, nos fortunes et toutes nos forces, pour faire face à Macky Sall », exhorte-t-il.
« On crée les conditions de déstabilisation de notre pays. Si Macky Sall n’arrête pas dans la direction qu’il prend, le Sénégal entrera en difficultés et il sera le seul et unique responsable », prédit-il le chaos.
Ainsi, il met en garde le chef de l’Etat sortant contre des « faucons » de son entourage de premier cercle qui lui font croire qu’il peut organiser un simulacre d’élection et passer au premier tour.
« Ce sont les mêmes qui poussaient Abdou Douf à refuser la victoire de Abdoulaye Wade. Ceux-là, dès que Abdou Diouf est parti, ils se sont retrouvés autour de Abdoulaye Wade. Si on les avait écoutés, le pays serait en difficultés aujourd’hui », avertit-t-il.
« Le pays court vers de grands dangers. Ces mêmes gens sont autour de Macky Sall et le poussent à créer les conditions d’une élection non démocratique et non fiable. Si Macky Sall les suit, il se créera des problèmes et il créera des problèmes au pays », démasque ceux qu'il appelle des "snipers politiques de Senghor à Macky", l’ex-ministre de la Communication sous Abdoulaye Wade.
Cependant, Diop Decroix reste optimiste quant à la préservation de la stabilité de la démocratie sénégalaise. « Nous avons tous intérêt à ce que pays soit stable et en paix. Il est possible de trouver des solutions. Je suis sûr que les autorités religieuses et coutumières du pays lui parlent autant qu’ils peuvent », termine-t-il.


Lors de son discours d’investiture de ce samedi, Mamadou Diop Decroix a beaucoup insisté sur la nécessaire transparence de la présidentielle  à venir.
En acteur privilégié  des hautes luttes ayant précédé les grandes conquêtes démocratiques depuis Mai 1968, le leader de Aj / Pads est revenu sur le contentieux post-électoral de 1988 pour rappeler que le pays avait frôlé le pire et qu’il fallut l’ouverture d’un dialogue politique entre Abdou Diouf et son challenger historique Me Abdoulaye Wade pour créer les conditions d’élections transparentes et stables à la faveur du code consensuel de 1992. Lequel, selon l’ex-compagnon de Landing Savané, avait permis aux Sénégalais de voter dans la paix de 1992 à 2014. Cependant, pour Diop Decroix, ce consensus est rompu sous Macky Sall. « Le régime ne peut pas voler les élections, mais il compte arracher une victoire », se laisse-t-il convaincre.
Il en veut pour preuve : « 45 % des électeurs ont été privés de vote. (…). Au référendum de 2016, 80 % des électeurs ont voté non.  Macky Sall obtint 20% et redoutant une catastrophe aux législatives, sur 271 000 inscrits de Touba, seuls 60 000 ont voté ».
« Une lourde responsabilité pèse sur les épaules de l’opposition. J’ai la ferme conviction que l’opposition sera à la hauteur de ses responsabilités. Dieu ne va pas descendre pour aider ses croyants au Sénégal à vaincre Macky Sall. Nous devons nous unir, unir nos intelligences, nos fortunes et toutes nos forces, pour faire face à Macky Sall », exhorte-t-il.
« On crée les conditions de déstabilisation de notre pays.  Si Macky Sall n’arrête pas dans la direction qu’il prend, le Sénégal entrera en difficultés et il sera le seul et unique responsable », prédit-il le chaos.
Ainsi, il met en garde le chef de l’Etat sortant contre des « faucons » de son entourage de premier cercle qui lui font croire qu’il peut organiser un simulacre d’élection et passer au premier tour.
 « Ce sont les mêmes qui poussaient Abdou Douf à refuser la victoire de Abdoulaye Wade. Ceux-là, dès que Abdou Diouf est parti, ils se sont retrouvés autour de Abdoulaye Wade. Si on les avait écoutés, le pays serait en difficultés aujourd’hui », avertit-t-il.
« Le pays court vers de grands dangers. Ces mêmes gens sont autour de Macky Sall et le poussent à créer les conditions d’une élection non démocratique et non fiable. Si Macky Sall les suit, il se créera des problèmes et il créera des problèmes au pays », démasque ceux qu'il appelle des "snipers politiques de Senghor à Macky", l’ex-ministre de la Communication sous Abdoulaye Wade.
Cependant, Diop Decroix reste optimiste quant à la préservation de la stabilité de la démocratie sénégalaise.  « Nous avons tous intérêt à ce que pays soit stable et en paix. Il est possible de trouver des solutions. Je suis sûr que les autorités religieuses et coutumières  du pays lui parlent autant qu’ils peuvent », termine-t-il.
Samedi 8 Décembre 2018
Dakaractu



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