Malick Noel Seck: "Ces jeunes sont manipulés"


Pour ses attaques jugées «impertinentes et insultantes» à l’endroit du secrétaire général du parti socialiste Ousmane Tanor Dieng, Malick Noël Seck a été suspendu de la tête de la convergence socialiste. Ses camarades estiment avoir été mis devant le fait accompli, ce qu’ils ont amèrement fustigé face à la presse. Il sera seul. Tout seul, face au conseil de discipline du parti socialiste (Ps). Malick Noël Seck qui a fait vendredi dernier une virulente sortie contre le secrétaire général du Ps, devra multiplier son courage par deux. Ses camarades de la convergence socialiste l’ont exclu de cette structure affiliée au Ps. Face à la presse hier à la maison du parti socialiste à Dakar, le bureau de la convergence s’est désolidarisé de son leader qu’il qualifie de «personnage ténébreux.» «Malick Noël Seck est le prototype même de l’enfant politique médiocre qui ne savoure les avantages de sa réputation qu’incarcéré. Le statut de détenu politique propulse la victime sur le devant de la scène médiatique. Entretenir cette renommée demande de la prestance et non de l’intempérance envers ses contemplateurs. Nous nous désolidarisons de lui et ne le reconnaissons plus comme coordonnateur de notre structure», martèle Pape Sow, chargé de la vie politique au sein de la convergence socialiste. La sortie de Malick Noël Seck, qu’ils jugent «malencontreuse», les jeunes socialistes, l’expliquent par le fait que celui-ci avait souhaité être investi pour les législatives, en vain. «Après la clôture des listes, déçu, désemparé et devenu paranoïaque, il ne trouve d’autres issues que de s’en prendre à la personne morale de notre parti, qu’il voue désormais aux gémonies après avoir été depuis 7 ans un thuriféraire plus que zélé, en resquillant dans l’actualité, accuse Pape Sow. Malick Noël Seck est trop beau, notre petit bourgeois, qui confond socialisme et anarchisme.» Pour les désormais ex-camarades de Malick Noël Seck, celui-ci a fait montre d’un narcissisme débridé qui a fini par excéder et éloigner bon nombre de leurs plus valeureux camarades. «Pour lui, tous les moyens, bons ou mauvais, sont utiles pour se hisser à la même station que Barthélémy Dias. Avec ou sans l’aval de la majorité des membres, des actions individuelles, pour ne pas dire des kamikazes, ont toujours été de mise, sans l’assentiment du bureau, dénonce M. Sow. Il n’en avait cure, seule comptait son ambition dévorante.» Une «ambition» qui l’avait poussé à adresser une lettre salée au Conseil constitutionnel, qui lui a valu un séjour carcéral et qui risque de lui valoir aujourd’hui une exclusion du parti socialiste. Interpellé par nos confrères de la Rfm, Malick Noël Seck n’a pas voulu s’épancher sur la question. Car il estime que c’est leur donner de l’importance. Le virulent socialiste assimile la sortie de ses camarades à de la manipulation. «Je ne vais pas leur donner de l’importance. Je prépare un communiqué de presse que je vous enverrai. Ces jeunes socialistes sont juste manipulés par leurs aînés», s’est-il limité à dire.
Mercredi 13 Juin 2012
Dakarvoice