Après avoir attaqué Kidal et Gao, dans le nord du Mali, les rebelles touaregs assiégeaient dimanche la ville de Tombouctou. Des habitants, contactés par téléphone, ont raconté qu'ils se terraient dans leurs maisons alors que des tirs étaient entendus autour de la ville.
L'un d'eux, Mohamed Lamine, a affirmé qu'il avait commencé à entendre à l'aube des tirs d'armes lourdes, et que des soldats démoralisés prenaient la fuite. "Nous entendons des tirs d'armes lourdes en provenance du sud et de l'est de la ville. Une partie de l'armée a abandonné la ville depuis la nuit dernière", a affirmé Mohamed Lamine.
Vendredi, les rebelles s'étaient emparés de la capitale provinciale Kidal, avant de prendre le contrôle le lendemain de la ville stratégique de Gao, profitant du chaos régnant dans le pays, onze jours après le coup d'Etat militaire.
Dans cette ville, les insurgés se rendaient de banque en banque, essayant d'accéder aux coffres-forts, a affirmé un habitant, Hama Dada Touré. Et à Kidal, des habitants ont raconté qu'une faction islamiste, issue de la rébellion, allait de magasin en magasin en demandant aux commerçants de retirer les photos de femmes non voilées.
Si Tombouctou, située à environ 1.000 kilomètres de la capitale, Bamako, tombait aux mains des insurgés, ce serait la plus grosse prise pour les rebelles touaregs, qui ont lancé leur insurrection en janvier dernier.
Parallèlement, alors que la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) a donné jusqu'à lundi à la junte pour restaurer un gouvernement civil, le chef des putschistes, le capitaine Amadou Haya Sanogo, s'est dit confiant, samedi soir à Bamako, dans la conclusion prochaine d'un accord avec la CEDEAO. "Les conclusions sont très bonnes", a-t-il déclaré à la presse, à l'issue d'une réunion à huis clos avec le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso. AP
L'un d'eux, Mohamed Lamine, a affirmé qu'il avait commencé à entendre à l'aube des tirs d'armes lourdes, et que des soldats démoralisés prenaient la fuite. "Nous entendons des tirs d'armes lourdes en provenance du sud et de l'est de la ville. Une partie de l'armée a abandonné la ville depuis la nuit dernière", a affirmé Mohamed Lamine.
Vendredi, les rebelles s'étaient emparés de la capitale provinciale Kidal, avant de prendre le contrôle le lendemain de la ville stratégique de Gao, profitant du chaos régnant dans le pays, onze jours après le coup d'Etat militaire.
Dans cette ville, les insurgés se rendaient de banque en banque, essayant d'accéder aux coffres-forts, a affirmé un habitant, Hama Dada Touré. Et à Kidal, des habitants ont raconté qu'une faction islamiste, issue de la rébellion, allait de magasin en magasin en demandant aux commerçants de retirer les photos de femmes non voilées.
Si Tombouctou, située à environ 1.000 kilomètres de la capitale, Bamako, tombait aux mains des insurgés, ce serait la plus grosse prise pour les rebelles touaregs, qui ont lancé leur insurrection en janvier dernier.
Parallèlement, alors que la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) a donné jusqu'à lundi à la junte pour restaurer un gouvernement civil, le chef des putschistes, le capitaine Amadou Haya Sanogo, s'est dit confiant, samedi soir à Bamako, dans la conclusion prochaine d'un accord avec la CEDEAO. "Les conclusions sont très bonnes", a-t-il déclaré à la presse, à l'issue d'une réunion à huis clos avec le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso. AP
Mali: tirs d'armes lourdes sur le camp militaire de Tombouctou
Des tirs d'armes lourdes ont visé dimanche matin le camp militaire déserté de Tombouctou, dernière ville du nord du Mali encore sous contrôle gouvernemental et menacée par les rebelles touareg. Ces derniers avaient auparavant pris le contrôle des camps militaire de Gao.
"On entend actuellement des coups de feu à l'arme lourde sur le camp militaire de Tombouctou qui est vide", a déclaré un infirmier de la ville. "Moi aussi j'entends des tirs vers le camp, ça pilonne fort. Mais le camp est vide. Il n'y a plus personne", a ajouté un autre témoin, hôtelier en ville.
Auparavant, les rebelles touareg avaient pris le contrôle des deux camps de l'armée malienne à Gao, principale ville du nord du pays, à l'issue d'une journée de combats samedi contre les forces gouvernementales qui ont évacué la localité.
"On entend actuellement des coups de feu à l'arme lourde sur le camp militaire de Tombouctou qui est vide", a déclaré un infirmier de la ville. "Moi aussi j'entends des tirs vers le camp, ça pilonne fort. Mais le camp est vide. Il n'y a plus personne", a ajouté un autre témoin, hôtelier en ville.
Auparavant, les rebelles touareg avaient pris le contrôle des deux camps de l'armée malienne à Gao, principale ville du nord du pays, à l'issue d'une journée de combats samedi contre les forces gouvernementales qui ont évacué la localité.