Les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ont revendiqué samedi une série d'attaques coordonnées avec la rébellion touareg contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir au Mali, en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes importantes du pays.
Dans un communiqué, le JNIM, qui lutte depuis des années contre les militaires au pouvoir à Bamako, proclame une "victoire", estimant qu'elle est "le fruit d'un travail acharné", d'une coordination avec ses "partenaires" et "grâce à la participation active de nos frères du Front de libération de l'Azawad" (FLA, rébellion touareg).
"Ensemble nous opérons une véritable transformation, au service de la religion, du pays et du peuple", déclare le groupe dans son communiqué.
Le JNIM déclare assumer "la responsabilité" pour les attaques ayant visé samedi "le siège du président malien Assimi Goïta, le siège du ministre malien de la Défense Sadio Camara, l'aéroport international" de Bamako, la capitale, et "les sites militaires dans la ville de Kati" voisine, fief de la junte.
Le JNIM affirme également avoir pris la ville-clef de Kidal (nord), "après une opération réussie menée contre l'armée malienne et les mercenaires du corps russe avec la participation de nos partenaires du FLA".
Depuis 2021, l’État malien était appuyé dans sa lutte antijihadiste par le groupe paramilitaire russe Wagner. En juin 2025, le groupe a annoncé la fin de sa mission et est devenu l'Africa Corps, une organisation sous le contrôle direct du ministère de la Défense russe.
Les jihadistes du JNIM disent aussi avoir pris samedi "le contrôle total de la ville de Mopti (centre) et contrôler la plupart des bastions de l'armée et des mercenaires à Sévaré (centre) et à Gao" (nord).
Dans son communiqué, le JNIM, fait inédit, "annonce" vouloir "neutraliser la partie russe du conflit, en échange de la non-prise de cible de cette dernière et d'une coordination visant à construire une relation future équilibrée et efficace".
Le Mali, pays sahélien dirigé par une junte, est en proie depuis plus d'une décennie aux conflits et aux violences jihadistes, mais les attaques de samedi sont les plus sérieuses lancées contre le pouvoir par les jihadistes et les séparatistes du FLA depuis des années.
En septembre 2024, le JNIM avait revendiqué une double attaque d'une rare ampleur contre l'aéroport militaire de Bamako et contre l'école de gendarmerie proche, qui avait fait plus de 70 morts et 200 blessés, selon des sources sécuritaires.
Depuis 2012, le pays est plongé dans une profonde crise sécuritaire, alimentée par les attaques des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda ou à l’État islamique, mais aussi par des groupes rebelles et des réseaux criminels.
Né en 2017 de la fusion de plusieurs chapelles jihadistes, dont la plus importante est la Katiba Macina, le JNIM est dirigé par Iyad Ag Ghaly, un chef touareg de Kidal, près de la frontière algérienne, et étend son influence dans tout le Sahel.
Il est désormais le groupe jihadiste le plus influent et la "menace la plus importante dans le Sahel", selon l'ONU.
Il est difficile d'estimer le nombre de ses combattants, mais selon le centre de recherche Timbuktu Institute, la seule Katiba Macina regrouperait de 5.000 à 8.000 hommes.
De son côté, le FLA rassemble une fusion de plusieurs groupes à dominante touareg qui revendiquent le territoire de l'Azawad, dans le nord du Mali.
Dans un communiqué, le JNIM, qui lutte depuis des années contre les militaires au pouvoir à Bamako, proclame une "victoire", estimant qu'elle est "le fruit d'un travail acharné", d'une coordination avec ses "partenaires" et "grâce à la participation active de nos frères du Front de libération de l'Azawad" (FLA, rébellion touareg).
"Ensemble nous opérons une véritable transformation, au service de la religion, du pays et du peuple", déclare le groupe dans son communiqué.
Le JNIM déclare assumer "la responsabilité" pour les attaques ayant visé samedi "le siège du président malien Assimi Goïta, le siège du ministre malien de la Défense Sadio Camara, l'aéroport international" de Bamako, la capitale, et "les sites militaires dans la ville de Kati" voisine, fief de la junte.
Le JNIM affirme également avoir pris la ville-clef de Kidal (nord), "après une opération réussie menée contre l'armée malienne et les mercenaires du corps russe avec la participation de nos partenaires du FLA".
Depuis 2021, l’État malien était appuyé dans sa lutte antijihadiste par le groupe paramilitaire russe Wagner. En juin 2025, le groupe a annoncé la fin de sa mission et est devenu l'Africa Corps, une organisation sous le contrôle direct du ministère de la Défense russe.
Les jihadistes du JNIM disent aussi avoir pris samedi "le contrôle total de la ville de Mopti (centre) et contrôler la plupart des bastions de l'armée et des mercenaires à Sévaré (centre) et à Gao" (nord).
Dans son communiqué, le JNIM, fait inédit, "annonce" vouloir "neutraliser la partie russe du conflit, en échange de la non-prise de cible de cette dernière et d'une coordination visant à construire une relation future équilibrée et efficace".
Le Mali, pays sahélien dirigé par une junte, est en proie depuis plus d'une décennie aux conflits et aux violences jihadistes, mais les attaques de samedi sont les plus sérieuses lancées contre le pouvoir par les jihadistes et les séparatistes du FLA depuis des années.
En septembre 2024, le JNIM avait revendiqué une double attaque d'une rare ampleur contre l'aéroport militaire de Bamako et contre l'école de gendarmerie proche, qui avait fait plus de 70 morts et 200 blessés, selon des sources sécuritaires.
Depuis 2012, le pays est plongé dans une profonde crise sécuritaire, alimentée par les attaques des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda ou à l’État islamique, mais aussi par des groupes rebelles et des réseaux criminels.
Né en 2017 de la fusion de plusieurs chapelles jihadistes, dont la plus importante est la Katiba Macina, le JNIM est dirigé par Iyad Ag Ghaly, un chef touareg de Kidal, près de la frontière algérienne, et étend son influence dans tout le Sahel.
Il est désormais le groupe jihadiste le plus influent et la "menace la plus importante dans le Sahel", selon l'ONU.
Il est difficile d'estimer le nombre de ses combattants, mais selon le centre de recherche Timbuktu Institute, la seule Katiba Macina regrouperait de 5.000 à 8.000 hommes.
De son côté, le FLA rassemble une fusion de plusieurs groupes à dominante touareg qui revendiquent le territoire de l'Azawad, dans le nord du Mali.