Mali: le JNIM encaisse une rançon faramineuse de 28 milliards de francs et vise Bamako


Le groupe JNIM actuellement responsable du blocus économique et sécuritaire sur les routes menant à Bamako, continue son expansion. 

Il y’a eu la libération de deux otages émiriens et un otage iranien et sans la communication des Émirats arabes unies encore moins des autorités maliennes. Ces otages avaient été capturés à une trentaine de kilomètres de Bamako en fin septembre dernier. Selon Wassim Nasr, de France 24, l’un est général à la retraite émirati et qui appartient à la famille régnante de Dubaï. Il a été libéré et acheminé hors du pays le 31 octobre dernier. La libération des ces orages s’est faite en échange d'une rançon de 50.000.000 millions d'euros ( soit 28 milliards de francs FFA) et de matériel militaire, selon le journaliste spécialiste des mouvements Jihadistes. Une somme astronomique qui pouvaient évidemment renforcer l’organisation du Jama'at Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin (Jnim). 

 

Une rançon qui augmente la capacité opérationnelle du Jnim 

 

 

Le JNIM impose des restrictions strictes, attaque les convois et contrôle certaines sections de routes, rendant le transport de personnes et de marchandises, notamment le carburant, très difficile et dangereux. Le blocus a provoqué de graves pénuries de carburant et d'autres produits essentiels à Bamako, avec de longues files d'attente aux stations-service.

 

Des conditions sont ainsi imposées aux transporteurs et certaines compagnies de transport ont dû suspendre leurs services ou accepter de se conformer aux règles imposées par le groupe armé (comme l'obligation pour les femmes de porter le voile dans les bus) pour tenter de reprendre leurs activités, bien que la situation reste très instable. 

 

Parallèlement, les attaques jihadistes sur les routes maliennes qui sont déjà quasi quotidiennes peuvent se multiplier avec l’acquisition de véhicules tout terrain renforcés, de plus carburant, de pièces détachées, voire d'armes légères: ce qui renforce directement la logistique et la mobilité du groupe. D’autres libérations d’otages avec des processus  différents sont aussi en cours, informe le journaliste Wassim Nasr. 

 

 

Bamako à portée de main? 

 

Plus présent dans le nord et le centre du Mali, le groupe issu de la fusion d'Ansar Dine, d'al-Mourabitoun et de la branche saharienne d'Al-Qaïda au Maghreb islamique semble viser Bamako actuellement sous le contrôle des autorités militaires maliennes. Dans la capitale, la peur s’est déjà installée avec notamment le rappel de plusieurs ambassades. Ces derniers ont invité leurs ressortissants à quitter le Mali dès que possible. La stratégie du Jnim consiste à renforcer l'étau sur Bamako, privilégiant l'étouffement économique à l'assaut par les armes.

Jeudi 6 Novembre 2025
Dakaractu